dimanche 14 juin 2026

Pontaubault le dimanche 14 juin 2026

Pontaubault


    Nous étions 17 participants pour cette sortie mensuelle, la dernière avant la trêve estivale, dans la petite commune de Pontaubault que nous pourrions nommer la cité des hirondelles,


    Dans le bourg le choucas des tours étaient abondant, il semble nicher dans un grand nombre de cheminées, La tourterelle turque, le moineau domestique, le pigeon ramier dont un couple niche dans un arbuste au bord de la rue principale sont également des hôtes communs,

Tourterelle turque

    Cependant l’intérêt principal est, sans conteste l’hirondelle de fenêtre dont 71 nids entiers ont été comptés avant la sortie soit 4 de plus que l’an passé,
    Pontaubault fait partie des communes les plus peuplées par l’espèce dans le sud Manche,
l’hirondelle de fenêtre a deux exigences pour s’installer dans une commune, la première étant de disposer de boue à proximité au bord d’un cours d’eau ou d’une mare pour construire ou réparer ses nids et la seconde s’installer sur des maisons appartenant à des amis des oiseaux qui acceptent les salissures sur les murs,

Hirondelle de fenêtre à son nid

    Donc à Pontaubault ces 2 exigences sont remplies. Dans cette communes 65 nids sont situés aux coins des fenêtres et 6 sous des avancées de toit, 21 se trouvent sur 2 bâtiments communaux dont 14 en rez de chaussée ce qui est assez rare,
    Les martinets noirs étaient également présents, cet oiseau qui dort en volant, nous avons pu les entendre et les observer en vol. c’est un insectivore, qui arrive seulement vers le 20 avril et qui nous quitte dès la fin du mois de juillet,
    Ensuite nous nous sommes dirigés vers la rive nord de la Sélune, après avoir parcouru environ 400 m nous avons commencé à entendre et à voir les premières hirondelles de rivage, cousine de l’hirondelle de fenêtre,
    L’hirondelle de rivage est  une espèce insectivore également qui vient se reproduire dans nos contrées chaque année, qui creuse des terriers dans les micro falaises au bord des fleuves, des dunes et dans les sablières,

Colonie d'hirondelles de rivage

    Ce terrier qui mesure de 60 à 70 centimètres de longueur se termine par un chambre où un nid douillet est confectionné.
    L’estuaire de la Sélune accueille 8 colonies à partir de Pontaubault avec des effectifs compris entre 10 et 300 couples,
    Arrivés en face d’une de ces colonies nous avons pu voir les allers et venues des adultes venant nourrir les nichées,

Hirondelle de rivage

    Au bord de la Sélune, un peu plus au nord se trouvaient également 1 aigrette garzette, 1 petit gravelot et même un chevalier guignette,
    Au retour nous nous sommes intéressés aux passereaux chanteurs, le pouillot véloce, le pinson des arbres, le merle noir, le rougegorge familier, le troglodyte mignon, la fauvette à tête noire, le traquet pâtre et l’hypolaïs polyglotte, aux abords du pont de pierre nous avons noté le chardonneret élégant et la linotte mélodieuse,
    Au total 25 espèces d’oiseaux ont été identifiées au cours de cette agréable sortie.

Liste des espèces

  1. martinet noir
    Choucas des tours

  2. hirondelle de fenêtre
  3. tourterelle turque
  4. choucas des tours
  5. merle noir
  6. pigeon ramier
  7. moineau domestique
  8. pinson des arbres
  9. grive musicienne
  10. fauvette à tête noire
  11. pigeon biset
  12. corneille noire
  13. hypolaïs polyglotte
  14. hirondelle de rivage
  15. pouillot véloce
  16. troglodyte mignon
  17. cygne tuberculé
  18. chevalier guignette
  19. aigrette garzette
  20. petit gravelot
  21. tarier pâtre
  22. corbeau freux
  23. rouge gorge familier
  24. chardonneret élégant
  25. linotte mélodieuse
Texte et photos : Luc Loison
Liste : Sébastien Crase


prochain rendez-vous
Dimanche 5 juillet à Tirepied, à la réserve de l'Orange
RDV à 9h à proximité du cimetière
Covoiturage possible à 8h30 à Avranches, place Carnot

 

dimanche 17 mai 2026

Juilley et sa campagne, le 17 mai 2026

 Sortie ornithologique du 17 mai 2026 à Juilley

Nous étions 13 participants pour cette sortie ornithologique dans la commune de Juilley située entre Pontaubault et Saint James. C’était  la deuxième fois  que nous faisions une sortie dominicale sur ce site.


À notre arrivée de nombreux chanteurs se faisaient entendre, mais ce n’était pas très facile pour les débutants d’identifier chaque chanteur.

Verdier d'Europe

Nous sommes actuellement en pleine période de reproduction pour les oiseaux aussi les mâles signalent leur présence sur les territoires. Les principaux chanteurs entendus étaient le merle noir, la grive musicienne au chant puissant avec des motifs répétés plusieurs fois, l’accenteur mouchet, le rougegorge familier, la tourterelle turque, le pigeon ramier et le verdier d’Europe qui redevient plus commun.

Tourterelle turque

Le choucas des tours était aussi bien présent occupant principalement les cheminées.

Choucas des tours

Après cette écoute, nous nous sommes dirigés vers l’ancienne boulangerie située au milieu du bourg, cette modeste habitation abrite une petite colonie d’hirondelle de fenêtre, en effet à l’étage qui comprend 4 fenêtres 10 nids sont installés collés aux  linteaux en pierre car les coins des fenêtres sont inaccessibles car occupées par des persiennes. Cette commune abrite une belle population d’hirondelles de fenêtre avec  26 nids dénombrés en 2025 il est probable qu’elles trouvent de la boue pour construire non loin du bourg, une simple mare suffit.

Ensuite nous avons traversé le bourg où  se trouvent encore deux habitations accueillant des nids d’hirondelles aux coins des fenêtres.

Hirondelle de fenêtre

C’est aussi  dans ce secteur que nous avons entendu chanter le rougequeue noir et avons observé un étourneau sansonnet.

Étourneau sansonnet

Ensuite nous nous sommes  dirigés  vers la campagne où le remembrement a sévi laissant bien peu d’arbres et de haies sur pied au grand dam de la biodiversité.

Peu après nous sommes arrivés à la station d’épuration par lagunage situé en contre bas du bourg, celle-ci comprend 3 grands bassins où l’eau séjourne longuement avant de repartir dans la nature, ce milieu très artificiel est colonisé par quelques oiseaux d’eau.

Les 4 bassins de lagunage (Géoportail)

Un couple de canard colvert accompagné de 5 jeunes canetons étaient présents, ainsi que 10 tadornes de Belon magnifique canard marin. L’espèce niche maintenant fréquemment aux abords de ces stations et les canetons y sont amenés par les adultes et y séjournent pendant plusieurs semaines avant de prendre leur envol. A la fin du mois de mai il y aura sûrement au moins deux  familles de tadornes de Belon qui peuvent compter jusqu’à une douzaine de canetons.

Tadorne de Belon

Nous avons aussi eut le plaisir d’observer longuement deux chevaliers guignettes sur le bord des bassins, ce petit échassier est simplement de passage mais il ne niche pas dans  nos contrées.
Une bergeronnette grise a également été observée sur la station.

Chevalier guignette

Aux abords dans une zone encore bien boisée nous avons entendus la fauvette à tête noire, le coucou gris, le pouillot véloce, le  grimpereau des jardins et également l’alouette des champs qui s’est beaucoup raréfiée dans la campagne suite à l’intensification de l’agriculture.

Bergeronnette grise

Notre  périple s’est poursuivi  par un chemin piétonnier bordé de haies et de grands arbres ce qui nous a permis de voir plusieurs hirondelles rustiques, une grive musicienne posée au sol, d’ entendre la linotte mélodieuse, le gobemouche gris, d’admirer le chardonneret élégant et  quelques martinets noirs.


Au cours de cette matinée agréable nous avons identifié 29 espèces d’oiseaux :

1. verdier d'Europe

Étourneau sansonnet

2. merle noir
3. tourterelle turque
4. moineau domestique
5. étourneau sansonnet
6. rougegorge familier
7. troglodyte mignon
8. grive musicienne
9. pigeon ramier
10. choucas des tours
11. hirondelle de fenêtre
12. accenteur mouchet
13. martinet noir
14. rougequeue noir
15. tadorne de Belon 
16. pinson des arbres
17. corneille noire
18. chevalier guignette
19. canard colvert
20. hirondelle rustique
21. fauvette à tête noire
22. coucou gris
23. grimpereau des jardins
24. alouette des champs
25. gobemouche gris
26. linotte mélodieuse
27. chardonneret élégant
28. mésange charbonnière
29. bergeronnette grise

 

Texte : Luc Loison

Photos : Jacky Richard, Thierry Grandguillot

Liste : Sébastien Craze 

    Cette mésange charbonnière recherche des insectes dans le blé pour nourrir les jeunes restés dans la haie. Nous avons vu plusieurs aller-retours entre le champ et les buissons.

Le chant grésillant du verdier d'Europe



 Tadorne de Belon : une femelle


 Cette cane colvert essaie de guider ses 5 canetons, qui se dispersent trop souvent !

 

 

 


vendredi 8 mai 2026

Journée au havre de la Vanlée

 STAGE DÉBUTANTS
AUTOUR DU HAVRE DE LA VANLÉE
 8 MAI 2026

    Pour une fois, c'est une journée entière d'observations qui est organisée. Cette journée est consacrée aux "débutants" en ornithologie. Juliette; Alain en font le résumé, Odile a pris des photos.

     C’est par un beau soleil de printemps que nous nous sommes retrouvés sur le parking de « La Cahute » pour cette journée de stage débutants dans le Le Havre de la Vanlée et autour.

    L’idée étant de proposer l’étude de populations d’oiseaux dans différents milieux, nous avons marché le matin vers le « bout du monde » et retour par la plage de Bricqueville. L’après-midi nous avons fait une boucle en empruntant des charrières circulant dans des zones boisées ou à la lisière de champs.

LES OISEAUX DU HAVRE DE LA VANLÉE


Le Havre de la Vanlée est une zone classée Natura 2000. Elle est composée de dunes, d’herbus recouverts par la mer au moment des grandes marées. De nombreux oiseaux nous y attendaient ce matin dont : L’alouette des champs et son chant en vol ininterrompu, on se demande quand elle respire !
Elles sont très nombreuses dans le havre ce matin !


Le pipit farlouse, plus petit que l’alouette et qui ressemble à une petite grive avec son poitrail moucheté.

La très jolie bergeronnette printanière, sous-espèce flavéole, et sa couleur jaune citron visible de loin, comme un petit bouton d’or dans les dunes !
Le tarier pâtre qui se perche pour nous observer ! Que viennent-ils faire ici tous ces gens-là… ? Au détour d’une dune : un faucon crécerelle qui vient juste de chasser, très probablement, un lézard vert. Il le dépèce sous nos yeux. Ce rapace doit apprécier ce milieu ouvert riche en faune.

Le traquet motteux avec son petit masque noir sur les yeux. Bien qu’il ne soit plus nicheur ici depuis quelques années, ce milieu riche en terriers de lapin aurait pu lui convenir pour y faire son nid…
La linotte mélodieuse et son chant flûté discret et délicat !
Le tadorne de Belon assez nombreux dans le havre et qui apprécie lui aussi les terriers de lapin pour y nicher !

Le « bout du monde » étant propice à la nidification des gravelots à collier interrompu, une zone de protection a été installée pour inciter les promeneurs à être vigilants pour ne pas déranger ou écraser les œufs de cet oiseau qui niche dans de petites cuvettes à même le sol.
Nous avons la joie de découvrir lors de notre arrêt aux abords de cette zone une petite femelle qui regagne, après quelques hésitations dues à notre présence, ses 3 œufs. Demain son nid sera protégé contre les corneilles et les chiens par une cage et une zone balisée afin que la couvaison se passe dans les meilleures conditions.

Sur le chemin du retour par la plage de Bricqueville, sur un banc de sable au loin à la naissance du havre, nous avons la joie d’apercevoir un groupe de barges rousses! Elles furètent dans les premières vagues, avec des huîtriers pies et des bécasseaux sanderling.

Plus loin encore, des tourne-pierres se mélangent aux bécasseaux sanderling. Des courlis corlieux et des courlis cendrés seront entendus et vus en vol. Ils font probablement une halte dans ce havre avant de reprendre leur route migratoire vers le nord.

D’autres oiseaux plus communs ont pu être observés comme la corneille, le goéland ou l’hirondelle rustique. La cisticole des joncs nous a accompagnés également avec ses « Tsip Tsip » caractéristiques !

                                              LES OISEAUX DES CHARRIERES

Les charrières sont des chemins empruntés par les véhicules agricoles, ils quadrillent donc des zones où l’on retrouve des petits champs bordés de haies mais aussi des endroits plus boisés, propices à certaines espèces. La moisson fut intéressante aussi !

Dans des pins proches du parking où nous nous étions garés, le serin cini ! On entendait bien son chant un peu grésillant mais il ne s’est montré que le soir au retour !

Un joli chant peu fréquent nous arrête : c’est la mésange huppée !
Elle virevolte aussi dans les pins ! Difficile à capturer aux jumelles ou à l’appareil photo !

Thierry nous apprend à reconnaître les chants des oiseaux communs : le chant flûté toujours réinventé du rouge-gorge, le chant cuivré et créatif aussi du merle, la phrase répétée à l’identique du pinson des arbres, le chant strident du troglodyte…

Une grive musicienne dans les buissons… Son chant à elle aussi est très élaboré !

Entendus également mais difficiles à apercevoir :
Le grimpereau des bois, mimétique sur l’écorce des arbres ; la fauvette à tête noire qui ne faisait que des bouts de phrases pour nous embêter ; le « compteur d’écus » ou pouillot véloce et son reconnaissable « Tchif Tchaf » ; la fauvette des jardins et son chant brouillé qui vient de la gorge et bien sûr les corneilles ou encore la tourterelle turque… Une petite curiosité : des loges de pic dans un tronc ou plus exactement des essais de loges de pic...

Une journée ensoleillée, riche en découvertes et apprentissages !
Un petit groupe qui a permis de beaux échanges et de la convivialité entre tous les stagiaires !

Merci à Odile pour ces très belles photos !


                                                                   Odile  Garcia, Juliette Lowagie, Alain Marsal,  stagiaires

 

mercredi 29 avril 2026

Ramassages des plastiques sur les plages

    Depuis le début de l’année, sur la proposition de Michèle Renard, le GONm organise chaque mois un nettoyage des plages entre Saint Jean le Thomas et le Bec d’Andaine. Nous sommes chaque fois entre 5 et 10 participants, équipés de gants, d’un sac poubelle, et de patience.

 


    Bien sûr, d’autres organisations s’attaquent aussi au problème, ponctuellement ou régulièrement. La présence de « bacs à marée » incite aussi les promeneurs à récupérer les déchets. Mais il reste toujours quelque chose à ramasser, comme nous l’avons chaque fois constaté.

 


    L’un de nos objectifs est de réduire le nombre de ficelles dans lesquelles des oiseaux peuvent s’emmêler. Les pattes entravées, ils meurent plus ou moins rapidement. Parfois, des déchets plastiques sont ingérés, finissant par bloquer le tube digestif. Lorsque la mortalité survient en période de reproduction, ce peut être toute une famille qui perd un adulte nourrisseur.

 


    Et puis, on sait que ces déchets sont rapidement cassés, abîmés, réduits en morceaux de petite taille, jusqu’à former les « microplastiques » qui depuis quelques décennies se retrouvent dans tous les milieux, dont la mer. Ces microplastiques sont tellement petits qu’ils peuvent pénétrer dans les cellules, via l’alimentation. À notre tour, en consommant des poissons, des coquillages, nous nous en imprégnons sans le savoir.

 


    Nous avons constaté que dans les bacs à marée, ce sont les macrodéchets qui ont été ramassés : morceaux de casier à crustacés, protection de bouchots à moules ... Notre effort s’est porté sur les plastiques les plus fins, ceux qui se désagrègent le plus rapidement. C’est là où la patience est un outil indispensable : ces déchets se mêlent aux algues, et les séparer est délicat. Quand notre action commence à casser le plastique, nous avons préféré prendre le tout : déchets et algues.

 


    D’où viennent tous ces déchets ? Pas besoin de faire de longues statistiques : l’essentiel provient de la mer. Élevage des moules, des huîtres, pêche au large fournissent la grande majorité des épaves d’origine humaine. La grande variété de bouts de filets, dont certains très fins, nous donne « du fil à retordre » … On trouve aussi quelques bouteilles, emballages.

 


    Nous faisons en ce début mai notre dernier ramassage, en choisissant avec soin le lieu. Pas question de mettre en danger le rare gravelot à collier interrompu, qui niche … sur la laisse de mer ! La discrétion des nids, avec des œufs semblables à des galets, oblige à respecter un grand périmètre de tranquillité. Les secteurs où il s’installe sont surtout sur les plages de Dragey et du Bec d’Andaine. Nous donnons donc rendez-vous dimanche 3 mai à 10h à Saint Jean le Thomas, plage de Pignochet. N’oubliez pas vos gants et un sac !

 



Thierry Grandguillot