dimanche 25 novembre 2012

17 novembre 2012, Pontorson

Quelques observations du dimanche 17 novembre 2012 à Pontorson

     Durant cette journée, des membres du Groupe Ornithologique Normand ont tenu un stand au salon bio de Pontorson, en se relayant.
Luc et Marie-Madeleine présentent des ouvrages du GONm
 La sortie oiseaux était programmée au départ du salon bio vers 14h.

     De 14h30 à 16h30, il n’y a pas une activité débordante du côté des oiseaux, mais 30 espèces ont cependant été notées.
La bergeronnette grise à dos noir est une visiteuse d'hiver venue de Grande-Bretagne: c'est la bergeronnette de Yarrell. Photo Pierre Fosse.
     Encore en ville, sur les toits des bâtiments, le rouge-queue noir est longuement vu : un mâle, au plumage contrasté avec un croupion roux bien repérable (si on voit l’oiseau de dos…) La bergeronnette grise vient se poser sur le même toit, bien reconnaissable à sa longue queue. D’autres seront vues en vol (ondulant) et un individu posé dans une parcelle de maïs battu a le dos bien noir de la sous espèce Yarrell qui est originaire de Grande-Bretagne et d’Irlande. En vol, le grand cormoran rejoint la baie, un peu plus tard mouettes rieuses et goélands argentés suivent le même chemin. Les pigeons ramiers volent aussi en petits groupes, assez haut pour éviter les tirs qui vont se faire plus fréquents en fin d’après midi.


La technique de chasse du rouge-gorge : perché à l'affût sur les chaumes de maïs ! Photo Pierre Fosse.
     Dès les premiers champs faisant suite aux pavillons, la pie est vue posée sur une prairie. Le rouge-gorge chante, le bruant jaune (5) n’est pas loin de la parcelle de chaume de blé où il peut chercher des graines au sol. Malheureusement trop traitée, cette parcelle porte probablement peu de plantes sauvages à graines.
Dans les haies des parcelles bocagères, le merle, le pinson des arbres, le verdier, la mésange charbonnière, le geai, l’accenteur sont vus ou entendus. Au total, peu de chants, question de saison : rouge-gorge, tourterelle turque, accenteur, verdier.
Le pinson des arbres, l'espèce la plus notée au cours de la promenade : de nombreux migrateurs sont arrivés. Photo Pierre Fosse.
     En avançant sur le chemin au milieu des prairies humides, les fossés occupés par les roseaux (phragmite et baldingère) servent aux déplacements du troglodyte. Le pouillot véloce est repéré à son cri : cet hivernant devenu assez fréquent dans le secteur de la baie est normalement migrateur et absent à cette date. C’est un bon marqueur du changement climatique en cours. Le bruant des roseaux est aussi à sa place dans cet habitat humide. Le râle d’eau crie en réponse à un coup de fusil. En vol, le pipit farlouse et le pipit spioncelle sont aussi dans leur élément. Deux corneilles chassent au sol sur un pâturage. Des nids de cette espèce sont vus dans les arbres dénudés.
     Sur le chemin du retour, le pic épeiche crie au loin, l’étourneau est posé bien en évidence, la mésange à longue queue et le roitelet à triple bandeau chassent dans un jardin, le choucas est posé sur la route.
Un groupe d’oiseaux particulier aura été notable durant la sortie : les fringilles (pinson des arbres, linotte mélodieuse, verdier) forment des vols typiques de l’hivernage. Par exemple, au passage du train, un vol de 50 à 100 oiseaux quitte la haie de bordure.
CR proposé par J Collette
Article paru dans la Manche Libre du 24 novembre 2012


Pour en savoir plus sur les activités du Groupe ornithologique normand : http://www.gonm.org/
Prochaines sorties proposées :
Samedi 15 décembre, à Avranches, route de St Brice 15h (300 m après le carrefour du pont sur la Sée)
Dimanche 16 décembre à Brécey à 9h30, sur le parking de l’étang de Pont Roulland (près de la piscine)


lundi 29 octobre 2012

14 octobre 2012, Beauvoir

Sortie du dimanche 14 octobre 2012

à la ferme du Manoir à Beauvoir


La météo avait annoncé une matinée pluvieuse et venteuse, mais nous n'avons eu ni pluie, ni vent !
Notre visite de la ferme nous a permis de voir différents milieux :
  • Près des bâtiments : le moineau domestique est très facile à voir, il fréquente aussi l'intérieur des étables. Notons qu'il y a quelques années, on pouvait voir aussi le moineau friquet, qui devient très rare dans notre région. Les pinsons des arbres sont bruyants, ils crient et font même parfois entendre quelques morceaux de chants. Les derniers avant le milieu de l'hiver. Des étourneaux sansonnets s'arrêtent dans les peupliers. Des corneilles noires, des pigeons bisets (domestiques), des pigeons ramiers et 3 grives draines passent hauts dans le ciel. Le rougegorge chante, on l'entendra toute la matinée. Quelques oiseaux sont entendu, mais pas vus : troglodyte, pouillot véloce, chardonneret, roitelet à triple bandeau, mésange bleue et charbonnière. Au pignon, on aperçoit le nichoir qu'occupe une chouette effraie, elle élève actuellement (14 octobre, tout de même !) des jeunes. Un pic vert passe et rit bien fort. Une bécassine des marais, probablement dérangée par la chasse, nous survole. La bergeronnette grise fréquente les toits.
Bergeronnette grise
La bergeronnette  grise a niché une année sous la remorque du tracteur. La nidification la plus surprenante est celle d'une mésange bleue qui s'est installée dans le support de la désileuse, ce qui lui valait un voyage chaque jour au silo. Malgré cela, la mésange a construit son nid, pondu, couvé et élevé ses petits !
  • En descendant vers les champs, on rencontre les haies (les bourriers sont les buissons) où se cachent les merles noirs, friands des nombreuses baies, le grimpereau des jardins, le geai des chênes, la poule d'eau (un cri), la buse, la pie et deux perdrix grises qui s'enfuient bruyamment.
La buse aux ailes très horizontales lorsqu'elle plane.
Très haut dans le peuplier, le nid de la pie apparaît à la chute des feuilles.
  • Les champs les plus bas ont été gagnés sur la mer, ce sont des polders. Ce milieu plus ouvert nous permet de voir le pipit farlouse, l'alouette des champs, 50 vanneaux huppés qui cherchent à se poser mais repartent (les coups de fusils s'entendent partout), quelques canards colverts, des mouettes rieuses ainsi que des corbeaux freux dont une corbeautière est proche, quelques choucas et un faucon crécerelle au loin. La station de lagunage d'Ardevon n'est pas accessible, mais de la hauteur nous voyons un bon nombre de foulques macroules.
Les points blancs sont des mouettes rieuses !

En bref, une sortie qui nous a permis de voir de nombreux oiseaux dans des milieux différents, mais le hasard nous a empêché de nous attarder sur quelques oiseaux faciles à montrer, comme cela arrive souvent. Ce sera pour la prochaine fois !

Prochaines sorties le 18 novembre à Pontorson, au salon bio, rdv à 14h30 ;
le 15 décembre, les oiseaux au dortoir, rdv à 15 h à Avranches, route de Saint Brice à 300 m de la rue de la Liberté ;
le 16 décembre à 9h30, pour l'étang, la Sée et les chemins du bocage de Brécey (covoiturage à 9h au Jardin des Plantes à Avranches).

dimanche 16 septembre 2012

16 septembre 2012, le Val Saint Père


Cette sortie s'est déroulée sur les herbus, entre l'aérodrome et la Sée.
17 participants et 32 espèces vues ou entendues

RESUME DES OBSERVATIONS :

A cette période la migration postnuptiale est à son apogée;
Migrateurs notés :
- 1 hirondelle de cheminée, 1 traquet motteux, 3 geais des chênes et 1+ pipit farlouse

Festival de rapaces puisque 5 espèces ont été observées :
- 2 balbuzards pêcheurs posés assez loin sur l'herbu de Vains, 1 faucon pélerin, 1 faucon
crécerelle, 2 buses variables et 1 femelle de busard St Martin.

Peu de limicoles :
- 7+ vanneaux huppés, 1+ chevalier culblanc et des cris de pluviers dorés.

Les espèces "classiques" de l'herbu :
- 4 contacts d'alouettes des champs, 2 cisticoles des joncs dans une zone de chiendent
maritime non fauchée, quelques dizaine d'étourneaux sansonnets, 110+ corvidés dont 50% de
choucas des tours le reste étant constitué de corbeaux freux et de corneilles noires

Les oiseaux de l' estuaire et des vasières :
- 3 hérons cendrés, 5+ aigrettes garzette, 1 grand cormoran, 500+ mouettes rieuses, 1
goéland marin, 20+ goélands argentés, 1 goéland brun, 1 canard colvert en vol

Autres espèces notées près des habitations ou dans le bocage voisin ;
- pigeon ramier, tourterelle turque, rouge-gorge, accenteur mouchet et pie bavarde.

A cela il faut ajouter :
1 lièvre, 1 renard et un nid de rat des moissons trouvé dans une touffe de chiendent
maritime.
Compte-rendu proposé par Luc Loison

dimanche 8 juillet 2012

8 juillet 2012, Carolles


Quelques observations relevées le dimanche 8 juillet 2012
à Carolles : la vallée des peintres
8h-9h30 ; météo « gênante », en particulier vent et faible luminosité.
La période est peu favorable à l’observation des passereaux : les chants sont devenus rares, la saison de reproduction étant terminée pour beaucoup d’espèces ; la période de mue qui a commencé est un moment de grande dépense d’énergie pour les oiseaux qui doivent renouveler entièrement leur plumage, ils sont donc beaucoup au repos. Enfin, la nourriture abondante en cette saison raccourcit la période d’alimentation au cours de laquelle les oiseaux en déplacement sont plus visibles. Dernière difficulté, les cris des jeunes récemment sortis du nid ne sont pas très discernables…
Au total, 19 espèces ont été entendues, parfois vues :
  1. le merle noir, couple au sol (pelouse où les vers sont particulièrement recherchés) puis vu sur la litière en sous-bois, habitat caractéristique de l’espèce ; cris d’alerte, dont certains caractéristiques, très aigus, en présence de jeunes. Un bref chant après notre passage sur un secteur à jeunes hors du nid.
  2. Choucas des tours, en vol sur l’agglomération ; les ailes sont incomplètes, la mue des rémiges a commencé.
  3. Verdier d’Europe, un mâle chante sur un des résineux du camping (long « grincement »). Un jeune suit en quémandant un adulte en vol.
  4. Martinet noir, en vol haut sur l’agglomération.
  5. Pouillot véloce, un des rares chanteurs (deux notes balancées et répétées), et le cri « uit » est aussi entendu ;
  6. Roitelet huppé, le cri est émis dans un groupe de quelques thuyas ; présence marquant bien l’attachement de cette espèce aux résineux ; au retour, l’oiseau est encore exactement au même endroit !
  7. Pic vert, le cri est entendu à plusieurs reprises.
  8. Grive musicienne, un seul cri bref en vol ; (et une erreur de détermination au départ, animateur pas top !)
  9. Fauvette à tête noire, plusieurs chanteurs : le phrasé limpide est assez caractéristique, surtout quand la séquence de chant est complète : elle débute par quelques notes un peu éraillées avant que « la gorge ne s’éclaircisse ».
  10. Troglodyte, chants et cris.
  11. Rouge-gorge, cris aux abords des secteurs occupés par des familles ; le cri d’alerte aigu est semblable à celui du merle, ces deux espèces sont de la même famille (les Turdidés), et ont aussi en commun les horaires de chant à l’aube et au crépuscule, et de grands yeux pour voir dans la pénombre…
  12. Grimpereau des jardins, une famille notée grâce aux cris de jeunes ; un adulte vu grimpant sur un des gros troncs du secteur : cet oiseau capture de petites proies dans les anfractuosités des écorces. Sa présence, de même que celle de la sittelle en bocage, est un marqueur de la qualité du boisement des haies.
  13. Pigeon ramier, entendu assez loin : on peut compter les 5 notes du chant, la 3e plus longue, les deux dernières brèves.
  14. Mésange charbonnière, seule mésange repérée, quelques cris…
  15. Pinson des arbres, chant en cascade stéréotypée, toujours identique, terminée par une sorte de pirouette.
  16. (La sittelle est entendue au loin, puis se rapproche, mais elle restera invisible haut perchée dans le feuillage où elle chasse en cette saison.)
  17. Accenteur mouchet, d’abord perché sur le fil téléphonique, puis au sol où il se nourrit des graines éjectées par le broyeur qui a « nettoyé » la berme. Son bec fin le différencie bien du moineau ; les Anglais le nomme « moineau des haies », les Normands « Traîne-buisson ».
  18. Tourterelle turque et son chant sur trois notes.
  19. Pigeon biset, forme semi domestique du pigeon sauvage des falaises.

Je suis allé vérifier quelques chiffres un peu douteux dans mes souvenirs : pour le nombre de plumes : 25 000 pour un cygne, environ 2 000 pour les petits passereaux ; pour le poids relatif des plumes au poids du corps, je n’ai pas retrouvé ma source, j’ai lu par contre pour un aigle 14% du poids, pour une mésange 12% (c’est moins que ce que je vous dit ; ceci dit pour un homme de 80 kg , ça représente quand même près de 10 kg de tissu vivant à reconstituer en quelques semaines ; ça mérite bien quelques heures de sieste par jour !)

Prochaines sorties en juillet dans le sud Manche: Carolles (11/07 SPr), Chausey (13, 14, 15, 16 & 17/07 SPr), Vains et Carolles (18/07 SPr), Genêts (20/07 SPr), St Georges de Livoye (entre Tirepied et Brécey, le 24/07 JCo.)