dimanche 15 décembre 2013

Ponts, le dimanche 15 décembre 2013

La dernière sortie de l’année a réuni 14 personnes et a permis de découvrir à Ponts-sous-Avranches un secteur vallonné riche d’une grande biodiversité.
Le freux sur la friche
À coté du magasin Mutant, sur une petite friche industrielle qui est en fait une partie du parking de l’ancien hypermarché Carrefour, nous commençons par observer une petite troupe de 25 choucas des tours, 1 corbeau freux et 4-5 pipits farlouses. Cette petite zone envahie par les herbes sauvages est attractive pour la faune sauvage et en particulier les oiseaux granivores.
Nous traversons un lotissement où nous repérons les oiseaux vivant à proximité de l’homme : le moineau domestique, l’accenteur mouchet, le rouge-gorge, la tourterelle turque, la pie bavarde, la bergeronnette grise.
Choucas
La proximité de l’A84 génère un bruit de fond désagréable et peu propice à l’écoute de l’avifaune.
Nous empruntons un agréable chemin piétonnier bordé de haies et de nombreux arbres, qui chemine au milieu des prairies ; quelques dizaines de grives mauvis sont présentes mais difficiles à voir, elles se manifestent principalement par leurs « sifflements prolongés fins et incisifs », une dizaine d’entre elles nous survolent. Espèce hivernante dans nos contrées, elle est reconnaissable à son sourcil blanc et à ses flancs roux. À l’automne, elle se nourrit des pommes non récoltées dans les vergers. Dans les arbres, nous identifions le pinson des arbres, 3 verdiers d’Europe, la mésange bleue, la mésange charbonnière, de nombreux merles noirs, 2 corneilles noires.
Tourterelle turque
En arrivant sur la route de Chavoy bordée de grands arbres dont certains sont plus que centenaires, le discret grimpereau des jardins qui parcourt inlassablement les troncs et les branches à la recherche de proies animales se fait entendre, 2 geais des chênes crient et s’envolent nous montrant leur plumage bariolé.
En arrivant à l’étang de pêche de Fumeçon, l grand cormoran et 1 aigrette garzette s’envolent, 3 poules d’eau nagent en direction du petit îlot central, 2 buses variables « miaulent » et planent au-dessus du bois.
Après une petite pause, nous nous dirigeons vers le second étang qui se trouve à moins d’un kilomètre de là.
Les abords de ce plan d’eau ont beaucoup souffert de la tempête de décembre 1999, pour preuve les vieux têtards qui gisent à terre.
Grand cormoran au-dessus de l'étang
L’étang est désert, pas un oiseau en vue sur l’eau, par contre 4 mouettes rieuses et un goéland argenté sont posés non loin de là sur un pylône EDF moyenne tension : les oiseaux d’eau auraient-ils perdu la tête ?
Une troupe de 8 pigeons ramiers et 1 pigeon biset nous survolent à grande hauteur nous rappelant que le dimanche en cette saison est un jour de chasse.
En quittant ce lieu, nous entendons et observons un troglodyte mignon dans les fourrés de la zone humide et une jolie bergeronnette des ruisseaux nous survole. Ce passereau sédentaire mesure de 17 à 20 cm et se reconnaît bien à sa longue queue et à son ventre jaune, il vit au bord des ruisseaux et plans d’eaux douces.
Une troupe d’environ 200 vanneaux huppés passe au-dessus de nous en direction du nord-est, l’espèce n’est pas très nombreuse cet hiver car il n’y a pas encore eu de grand froid dans le nord de l’Europe.
Sur le chemin du retour, 2 grives draines passent au-dessus de nous en alarmant « dr’r’,r’,r’,r’,r ‘ », c’est la plus grande des grives de notre région puisqu’elle mesure de 26 à 29 cm ; elle apprécie beaucoup les baies de gui dont elle disperse les graines d’arbre en arbre.
Mouettes et goéland
Juste après, un roitelet triple bandeau, le plus petit oiseau d’Europe est identifié, exercice difficile pour cet oiseau qui bouge tout le temps.
Au cours de notre périple, 33 espèces d’oiseaux ont été vues ou entendues ce qui est remarquable à cette époque de l’année où les oiseaux sont peu loquaces.

Merci à Sébastien pour cette remarquable sortie automnale qui nous a permis de découvrir des chemins inconnus à seulement 5 km du centre ville d’Avranches, et pour son commentaire historique sur le moulin de Cavigny dont nous avons longé le beau bief un moment.



Prochaine sortie "en Avranchin" le dimanche 19 janvier 2014 à Saint-Martin des Champs pour une découverte de la vallée de la Bourdonnière récemment aménagée. Rendez-vous place de l'église à 9h30.

dimanche 17 novembre 2013

17 novembre 2013, Pontorson

Sortie du 17 Novembre 2013 au marais de Sougéal /35
26 participants

  A l’occasion du 13e salon Bio de Pontorson, nous avons proposé une sortie dans les marais de Sougéal/35. L’évènement ayant été annoncé par radio France Armorique, plusieurs «bretons» étaient présents.
Le stand du GONm au salon bio.

  Par une météo clémente, fraîche, avec un soleil timide nous avons effectué un petit parcours d’environ 1 km en bordure du marais aux abords de l’observatoire situé en contre bas du bourg de Sougéal /35.
Le niveau d’eau du marais est très bas avec seulement les canaux de drainage remplis et une mare au sud de la zone.
  A mon arrivée, je suis surpris par le peu d’oiseaux, ce qui contraste avec la période de migration prénuptiale, et ceux-ci sont concentrés aux abords de la mare. L’espèce la plus visible est sans conteste le cygne tuberculé, l’un des plus grands oiseaux d’Europe soit 1,5 m de longueur et plus de 2 m d’envergure. 6 individus sont présents 2 adultes et 4 juvéniles de l’année. C'est une espèce férale. l’espèce n’est heureusement pas très abondante dans le secteur car elle nuit par son agressivité à l’avifaune sauvage.
  A proximité, nous observons 2 hérons cendrés et 2 aigrettes garzettes : d’un blanc immaculé et surtout aux pieds jaunes, ce qui permet de la différencier facilement des autres hérons.
  4 grands cormorans sont posés non loin. Ce palmipède amateur de poisson fréquente aussi bien les eaux douces que le littoral, contrairement à son cousin le cormoran huppé.
  A coté de ces oiseaux noirs, une petite troupe bruyante de mouettes rieuses anime le marais de ses « rires » en attendant de rejoindre des milliers de congénères pour dormir dans la partie estuarienne de la baie du Mt St Michel.
  Aucun canard en vue, ni même un vanneau huppé probablement à cause de l’activité cynégétique pratiquée à cette saison.
  Seuls 3 courlis cendrés se nourrissent sur la prairie humide, non loin du Couesnon. Cet échassier de taille moyenne reconnaissable à son long bec (jusqu’à 15 cm) recourbé vers le bas et à son plumage brun est très méfiant et se tient toujours dans des milieux ouverts afin de ne pas se laisser surprendre par les prédateurs.
Cette vaste zone humide, située seulement à 15 km de la mer, est un maillon essentiel de cet ensemble naturel exceptionnel qu’est la Baie du Mt St Michel.
  Aux abords des habitations bordant le marais, un pipit farlouse au plumage marron très rayé se laisse longuement observer sur un fils électrique, en émettant son cri d’alarme « Sitt-itt ».
  Une fauvette à tête noire alarme dans un buisson sans se montrer, l’espèce est maintenant un hivernant régulier sur la côte et les marais littoraux où elle subsiste en se nourrissant de baies de gui.
  Un seul moineau domestique piaille. L’espèce se raréfie dans nos villes et campagnes. Espérons qu’il ne subira pas le même sort que son cousin le moineau friquet qui a pratiquement disparu de Normandie.
  Sur environ 700 m nous longeons une haie ancienne avec de nombreux arbres mais les passereaux y sont très discrets, un rouge gorge chante timidement ce sera le seul chant entendu au cours de notre balade d’une heure et demie. Au moins 3  roitelets se font entendre : des triples bandeaux probablement, car évidemment, nous n’avons pu les observer.
  Un peu plus loin nous entendons le discret pouillot véloce.
  Arrivés à l’observatoire nous pouvons identifier sur le marais des choucas des tours, des corbeaux freux et des corneilles noires.
  Autres espèces vues ou entendues : geai des chênes, pie bavarde

  Au cours de cette sortie 19 espèces d’oiseaux ont été vues ou entendues.







dimanche 13 octobre 2013

La Haye Pesnel, dimanche 13 octobre 2013

Visite d'un refuge de nature

Lecture de paysage avec Carl

    La visite du refuge de nature (en convention avec le Groupe Ornithologique Normand) nous a permis de comprendre les divers aménagements que Carl et sa compagne installent progressivement depuis 2007.
Les 17 participants ont arpenté les 3 hectares du refuge qui comprend plusieurs zones différentes : le verger, les pâtures, la zone boisée, les haies bocagères, la zone humide et la prairie de fauche tardive. Carl est intarissable sur le sujet, et grâce à lui nous comprenons le cheminement des réflexions qui aboutissent aux décisions de gestion.
Le verger pâturé


Rougegorge
    Le verger, installé en hautes tiges dont beaucoup de variétés anciennes, est entretenu par un petit troupeau de moutons. Ceux-ci ont fait l'objet d'une recherche pour avoir des animaux pas trop gros, "manipulables", pas trop petits pour être vendables, assez solides pour éviter les maladies et pour mettre bas sans surveillance particulière. Le croisement ouessantin / cotentine s'avère répondre à ces critères. Des rougegorges chantent, s'assurant un territoire personnel pour l'hiver.

Buse

    Les pâtures dont les clôtures sont l'objet de soins fréquents permettent de changer de place le petit troupeau pour réduire les risques de parasitisme intestinal et pour gérer l'herbe avec précision. Nous avons vu la buse, elle vient souvent y chasser. Aujourd'hui, l'alouette lulu en migration, les grives mauvis les survolent.
Notre groupe, dans la jeune bande boisée

Nichoir à faucon
    La zone boisée est plantée depuis 2008 sur une longue bande à l'ouest du terrain. 800 arbres ont été plantés, parmi lesquels dominent le chêne et le châtaignier, auxquels s'ajoutent ceux déjà présents depuis longtemps. Cette partie du refuge a vu l'arrivée de nouveaux oiseaux, dont le bruant jaune qui est peu fréquent dans la Manche. Il profite là des nombreuses graines disponibles, car l'herbe n'est jamais fauchée. Le chevreuil apprécie le calme de l'endroit, une chevrette vient y mettre bas au printemps. Le refuge a été mis en réserve de chasse, mais il arrive que certains chasseurs franchissent les clôtures ... Le vieux châtaignier sert de perchoir à de nombreux oiseaux. Carl y a installé un nichoir à faucon crécerelle qui n'est pas encore utilisé. Un faucon crécerelle est d'ailleurs vu ce matin.

    Les haies bocagères, autour du terrain, ne subissent qu'une taille par an. Le bouc aux splendides cornes (race "chèvre des fossés") est parfois utilisé pour les contenir, mais son travail n'est pas sélectif ! La haie abrite le discret bouvreuil que nous n'avons pas vu, les pouillots véloces (quelques chants), les pinsons, les merles noirs, le verdier, la mésange bleue et la mésange charbonnière.

Dans la zone humide, on protège contre le chevreuil
    La zone humide est située dans un vallon au fond duquel coule un ruisseau. Des ronciers demandent à être maîtrisés, la tondeuse autoportée les contient. Dès que des clôtures de qualité seront installées, des chèvres viendront réduire une partie de la végétation.

    Nous terminons notre visite par la prairie de fauche tardive, dans laquelle les achillées fleurissent encore. Cette zone n'est entretenue qu'une fois par an, en été, ce qui permet à une flore variée de se développer : plantain, achillée, petite oseille ... Mais le développement des fougères aigles et des chardons pose problème, Carl envisage une rotation de cette zone. Les insectes, dont des papillons, y sont nombreux aux beaux jours.

    Si le principal objectif de notre visite était de comprendre les aménagements améliorant la biodiversité, nous avons aussi rencontré des oiseaux. En plus de ceux déjà cités, nous avons vu la corneille, l'étourneau, le troglodyte qui niche tous les ans sous la table du jardin, le pic  épeiche, le pipit farlouse en migration, la pie, le moineau domestique, le verdier, la grive musicienne, l'accenteur, le geai, le corbeau freux et le pigeon ramier. Soit 23 espèces.

Thierry Grandguillot



Depuis 2008, le refuge est suivi très régulièrement par Jean Collette, voici un aperçu de ce qui est observé :
Liste des espèces :
(agrandir pour mieux lire ...)
La liste des 76 espèces notées au moins une fois comprend à la fois des oiseaux vus ou entendus uniquement en vol ou sur les parcelles extérieures (23 espèces) et celles qui sont vues ou entendues sur le refuge lui-même (53 espèces).
Si la durée de chaque relevé est en moyenne d’une heure, les 65 relevés correspondent à 65 heures, soit environ 8% de la durée diurne potentielle d’activité des espèces concernées par les relevés : en réalité, on ne note qu’une petite partie des observations potentielles ; par exemple certaines espèces ont un rythme d’activité décalé par rapport au passage, elles peuvent être actives très tôt (rouge-gorge, merle) ou plus tard. En matinée (les granivores au sens large). Ainsi, les linottes toujours notées en vol ou à l’extérieur ont probablement échappé aux décomptes sur site.
La somme des contacts par espèce donne un indice d’abondance relatif au temps passé. Il ne faudrait normalement pas comparer les espèces entre elles avec ce simple calcul qui est faux d’un point de vue scientifique ! Les premières espèces sont cependant celles qui sont actuellement les plus courantes en bocage normand. Une remarque cependant : le moineau domestique bien représenté marque ici la présence de l’homme. Cette espèce très anthropophile est absente du bocage pur loin des fermes. Le moineau domestique est actuellement en déclin partout en Europe, en particulier des zones urbaines modernes (voir le dernier décompte des oiseaux de la vieille ville d’Avranches.)
Quelques espèces sont notables si l’on se réfère à la liste rouge des espèces menacées de Normandie : le bouvreuil pivoine, le bruant jaune, la grive draine (et la linotte mélodieuse dans l’environnement proche) figurent sur cette liste aussi bien en tant que nicheurs qu’hivernants. La présence de buissons et pas seulement d’arbres favorise ces espèces des stades pionniers du boisement. Le secteur en cours de reboisement est probablement très attractif. Le vallon boisé et buissonneux en déprise est particulièrement intéressant : les tarins (sur les aulnes), les roitelets à triple bandeau sont ici chez eux. L’observation de la bouscarle de Cetti dans les ronciers fut une surprise, preuve que les migrateurs circulent aussi dans des secteurs inattendus.
Les goélands et mouettes circulent fréquemment en vol, utilisant l’axe de la vallée du Thar, se posant sur les parcelles labourées extérieures. La parcelle en culture située immédiatement à l’est du refuge est un cas typique d’habitat recherché par l’alouette lulu en hivernage (chaumes, pente sud, ligne électrique !)
Jean Collette



Prochain rendez-vous le dimanche 17 novembre au salon bio de Pontorson où nous tiendrons un stand, sortie à 14h30.


Le bouc aux longues cornes ...


dimanche 15 septembre 2013

Dimanche 15 septembre 2013, la Roche Torin


Dimanche 15 septembre 2013

La Roche Torin


Vanneau en vol
  Nous sommes 15 participants à explorer les herbus et l'estuaire des fleuves Sée et Sélune. La mer est loin, en ce jour d'ouverture de la chasse les vanneaux restent sur les grandes zones bien dégagées.

Vanneaux :

observer que l'éclairage

semble modifier les couleurs.
  Sur les vases découvertes, de nombreuses corneilles noires explorent tout ce qui peut se manger, les goélands se reposent. On observe les goélands argentés, goélands cendrés, goélands bruns et goélands marins. Des courlis cendrés montrent leur silhouette au loin. Des tadornes sont vus, ce sont des jeunes car les adultes sont encore sur les lieux de mue de juillet à septembre dans la mer des Wadden (Pays-Bas, Allemagne). Des hérons cendrés, toujours calmes, sont visibles à plusieurs endroits, quelques-uns se regroupent en fin de matinée à l'abri du vent au pied d'une microfalaise près de Saint-Léonard. A plusieurs reprises, un balbuzard pêcheur passe, assez loin de nous. Il vient peut-être d'Ecosse et repartira dans quelques jours vers l'Afrique. En vol, une petite troupe de sarcelles d'hiver file rapidement.
Héron cendré

Les sarcelles
  Les rivières attirent des grands cormorans dont l'un a bien du mal à avaler son poisson, des mouettes rieuses. 3 barges rousses déjà en plumage internuptial s'approchent en sondant la vase. 5 grands gravelots se posent assez près de nous, un chevalier gambette crie « tiu tu tu ». Des bécasseaux variables, nerveux, passent. Toute la matinée, de très nombreuses hirondelles rustiques chassent au-dessus de l'eau ou sur les herbus, elles sont probablement en migration, même si nous ne décelons pas de mouvement vers le sud. Point d'orgue de notre sortie, une spatule vient se poser dans la rivière et pêche longuement. C'est une jeune, car la pointe des rémiges (les grandes plumes des ailes) est noire. Un martin pêcheur est vu juste avant de rejoindre les voitures.
Un traquet motteux
La spatule

  Sur les herbus, les oiseaux se font plus discrets. Les linottes mélodieuses nous survolent en criant. Un faucon crécerelle fait le « vol du Saint Esprit », il se fait pourchasser par une corneille. Quelques pipits farlouses et une bergeronnette grise crient. Sur l'herbu de Vains, nous apercevons un faucon pèlerin : la tête très foncée contraste avec le ventre gris clair. Une buse variable est posée non loin de lui sur un piquet de clôture. Mais c'est bien loin, la lunette est indispensable ! Le traquet motteux est rencontré trois fois, dont une fois perché sur un arbre, ce qui n'est pas habituel. Il est en migration postnuptiale, et s'arrête dans ces zones d'herbe rase. Il niche souvent en bord de mer, dans des terriers de lapin, ou en montagne, où il retrouve les mêmes pelouses rases.
Cormoran en cuisine

  Quelques autres oiseaux liés aux bâtiments ou au bocage sont aussi observés : pigeon ramier, verdier d'Europe, moineau domestique, pinson des arbres, ou une grosse dizaine de tourterelles turques près d'une ferme.
Observation du traquet

  Une belle matinée (32 espèces tout de même!), un peu dérangée par des décollages de parapentes à moteur tout près de nous, mais ponctuée d'observations très sympathiques !
Prochaine sortie le dimanche 13 octobre, 9h30 place de la mairie à la Haye Pesnel. Covoiturage possible à 9h au jardin des plantes d'Avranches.
Thierry Grandguillot

Aigrette garzette aux pieds jaunes
La spatule pêche, le bec ouvert,

les goélands marins partagent un poisson,

le grand cormoran s'approche, intéressé.

Une mouette rieuse très peu farouche.

Au décollage, cet oiseau est très bruyant !

La spatule se pose.

c'est une jeune, on aperçoit

du noir à la pointe des ailes.
Les barges rousses