dimanche 29 juin 2014

dimanche 29 juin 2014

Sortie en bord de mer en partenariat avec le Rando Baie


14 personnes se sont retrouvées pour cette sortie juste avant les vacances d’été en partenariat avec le Rando Baie qui se déroule tous les 2 ans à Genêts..
Les conditions météorologiques n’ont pas été très favorables avec d’abord un fort vent de nord ouest et ensuite une grosse averse qui nous a contraints à nous mettre à l’abri et à abréger cette sortie.
En partant du village  Rando Baie, nous avons notés les espèces anthropophiles telles que le moineau domestique et le pinson des arbres.
Quelques chardonnerets élégants sont entendus et aperçus en vol, cette espèce fréquente les endroits où subsistent des herbes sauvages dont les graines lui servent de nourriture.
A cette époque de l’année, les oiseaux chantent peu, car la période de reproduction s’avance, le nourrissage des nichées demande beaucoup de temps et d’énergie reléguant la défense du territoire au second plan.
La grive musicienne, au chant puissant se fait entendre il est reconnaissable à ses motifs répétés 2 à 3 fois chacun. Non loin de là nous entendons également la tourterelle turque et le pigeon ramier.
Au bord du chemin d’accès à la mer, notre attention est attirée par un oiseau discret posé sur un piquet, il s’agit du gobemouche gris. Visiteur d’été, il arrive dans le courant du mois d’avril et nous quitte discrètement dans le courant du mois de septembre.
Cet oiseau qui mesure de13,5 à 15 cm de longueur, au plumage brun grisâtre sur le dos et à la poitrine blanc sale avec de légères stries­ est un consommateur d’insectes volants qu’il attrape en les gobant.
Après ces observations de passereaux à l’abri du vent nous nous rendons sur l’estran tout proche où la mer est haute.
Fin juin, la migration prénuptiale est maintenant terminée et la postnuptiale commence, ainsi nous pouvons déjà observer de nombreuses mouettes rieuses, quelques goélands cendrés et même 3 sternes caugeks.
Les sternes sont aussi  appelées hirondelles de mer à cause de leur queue fourchue et de leur vol rapide, elles animent nos rivages pendant la belle saison d’avril à octobre et vont passer l’hiver au large des côtes africaines. Elles se nourrissent de petits poissons qu’elles attrapent en plongeant à faible profondeur.
Trois autres espèces sont identifiées :
      - l’élégante aigrette garzette qui niche sur l’ilot de Tombelaine tout proche
      - le grand cormoran hôte commun des eaux douces et marines et consommateur de poisson.
      - le tadorne de Belon, joli canard marin mesurant 55 à 65 cm de long, dont quelques dizaines de couples nichent en Baie du Mont Saint Michel et ses abords. Il effectue à cette époque un déplacement massif vers la mer de Wadden qui se trouve aux confins de l’Allemagne et du Danemark pour y effectuer sa mue dans une zone riche en alimentation et à l’abri des prédateurs..
Au bec d’Andaine et au large de Genêts à marée haute les effectifs peuvent atteindre 6 ou 7 000 individus
Au bout d’une heure sur le terrain nous sommes pris par la pluie qui nous contraint à battre en retraite.
Nous n’avons pas eu le loisir d’aller observer la colonie d’hirondelles de rivage qui se trouve non loin de là au sommet d’une dune érodée ni le gravelot à collier interrompu dont quelques couples nichent sur le cordon dunaire..
Cette sortie nous aura quand même permis d’observer une vingtaine d’espèces et de découvrir une petite partie des richesses naturelles de la Baie du Mont Saint Michel.

La prochaine sortie aura lieu le 14 septembre sur les herbus du Val Saint Père au bord de la Sée à la recherche du balbuzard pêcheur.
RDV à 9 h devant la gare SNCF d’Avranches

dimanche 18 mai 2014

Le Bec d'Andaine

Dimanche 18 mai, le Bec d'Andaine
Des huîtriers passent devant le Mont


A la découverte des oiseaux du bord de mer


Pour notre sortie du mois de mai, nous avons choisi le site du Bec d’Andaine situé sur la commune de Genêts.
Nous sommes 22 au départ du parking, direction l’arrière dune constituée de prairies naturelles et bordée de quelques arbustes et buissons.
Première rencontre, la fauvette grisette, visiteuse d’été peu abondante dans le sud manche, son chant est discret constitué  de brèves et rapides strophes de sons rêches et grasseyants, avec un peu de patience quelques participants ont pu l’observer posée sur un buisson.
Tarier pâtre mâle

Peu après, non loin de là en nous rapprochant du littoral, un couple de traquet pâtre ou tarier pâtre nourrit des jeunes volants, le mâle avec sa tête noire et son ventre orangé est facilement reconnaissable, tandis que la femelle est beaucoup moins colorée.

Au même endroit au sommet d’un buisson un bruant proyer se met à chanter d’une strophe peu variée s’accélérant vers la fin, peu farouche  ce bruant au plumage brun gris strié dessus et blanc  chamois dessous est maintenant rare sur le pourtour de la Baie du Mt St Michel.

Ensuite, nous arrivons sur les herbus ces prairies naturelles occasionnellement recouvertes par la mer lors des grandes marées, constituées de plantes halophites (obione, pulcinelli, spartime, chiendent maritime, etc..). Ce milieu très ouvert accueille des espèces  nichant au sol telles que l’alouette des champs qui a, en grande partie désertée nos campagnes, la bergeronnette flavéole, visiteuse d’été d’une belle couleur jaune et le pipit farlouse.
Pipit farlouse dans l'obione

A 10h, à l’heure de la pleine mer, nous arrivons sur le rivage et là des centaines d’oiseaux sont présents. Le Bec d’Andaine constitue à marée haute, un reposoir très apprécié par les laridés, les limicoles de bord de mer et le tadorne de Belon.

Ces espèces vivent au rythme des marées, se nourrissant sur les vasières à marée basse et se reposant à marée haute.
Tout d’abord notre regard est attiré par un grand échassier blanc mesurant 90 cm avec un long bec, il s’agit de la spatule blanche, l’espèce est maintenant observée pratiquement toute l’année dans le secteur sans y nicher.
Bruant proyer

Plusieurs centaines de tadornes de Belon, stationnent au bord de l’eau, il s’agit d’oiseaux non nicheurs probablement déjà en route vers la mer de Wadden en Allemagne du Nord pour y effectuer leurs mues. Ce joli canard marin est abondant en Baie du Mt St Michel, quelques dizaines de couples y nichent dans les terriers de lapins ou à couvert sous les buissons. L’espèce apprécie les stations d’épuration par lagunage situées à proximité de la côte pour y élever ses jeunes.

De nombreux goélands marins et argentés se tiennent à l’extrémité du Bec d’Andaine, rejoints par une troupe de 4 à 500 huîtriers-pies arrivant du nord. Ce joli échassier strictement maritime, qui mesure 39 à 44 cm est  reconnaissable à son dos noir,  son ventre blanc et  son long bec rouge. Il ne se reproduit pas dans la partie normande de la baie du Mt ST Michel, par contre  environ 200 couples nichent sur l’archipel de Chausey, ce qui en fait le principal site de reproduction en France.

Quelques dizaines de petits échassiers, pour la plupart en plumage nuptial, sont observés parmi lesquels le grand gravelot, le bécasseau variable au ventre noir et le bécasseau sanderling. Ces oiseaux sont des migrateurs tardifs qui remontent  vers le nord de l’Europe pour nicher.
Grand gravelot

Un peu à l’écart de ce rassemblement, 2-3 gravelots à collier interrompu se trouvent sur leurs sites de reproduction. Un peu plus petit que son cousin le grand gravelot il est plus clair et surtout il est reconnaissable à ses pattes noires et à l’absence de collier intégral.

C’est un visiteur d’été qui arrive sur nos côtes dès le mois de février et nous quitte discrètement en septembre/octobre pour passer l’hiver dans le sud de l’Europe et en Afrique du nord.

Après avoir quitté  la zone du reposoir, désertée suite au dérangement par des promeneurs, nous allons observer une colonie d’hirondelles de rivage située un peu plus au nord dans une dune érodée dont la hauteur doit avoisiner les 7-8 mètres.
La colonie d'hirondelles de rivage

Cette espèce est beaucoup moins connue que ses 2 cousines les hirondelles rustique et de fenêtre, elle niche en colonies dans les berges de rivières, les sablières et les dunes.
Elle se reconnaît à sa petite taille (12-13 cm) son dos et son collier marron, son ventre blanc et se nourrit elle aussi d’insectes volants.
Voir ces quelques dizaines d’oiseaux s’agiter et gazouiller devant la colonie est agréable d’autant que l’espèce est très localisée en Normandie compte tenu du nombre restreint de site propice à l’accueillir.

De retour au parking nous entendons le discret serin cini qui chante  dans les vieux résineux.

Au cours de cette belle matinée ensoleillée nous avons identifié 38 espèces d’oiseaux dont beaucoup ont été observés dans de bonnes conditions.

La prochaine sortie aura lieu le dimanche 29 juin prochain au même endroit dans le cadre de la Randobaie (RDV à 9h au stand d’accueil près du parking).

texte Luc Loison, photos Thierry Grandguillot

Quelques autres photos :

Les premiers jeunes étourneaux se rassemblent, ils fréquentent les herbus.

Lapin, tadornes au loin : ce dernier utilise parfois les terriers du premier pour nicher !

Le mâle de la linotte mélodieuse, sur la dune, se reconnaît à sa poitrine rouge.

Une bergeronnette flavéole mâle dans l'obione. La flavéole est une des nombreuses sous-espèces de la bergeronnette printannière.

Un tadorne de Belon femelle (pas de caroncule rouge sur le bec, tache pâle à la base du bec).

Parmi les grands gravelots, un bécasseau variable en plumage nuptial se reconnaît à sa tache ventrale noire.

Celui qui se nettoie les plumes est un bécasseau sanderling. En plumage nuptial, il est beaucoup plus roux qu'en hiver.

Un peu solitaire, ce gravelot à collier interrompu ! Quelques-uns nichent près d'ici chaque année.

L'hirondelle de rivage est brune et porte un collier.






dimanche 13 avril 2014

Le Val Saint Père, le dimanche 13 avril 2014

Les oiseaux des chemins


La mésange bleue chante
  Avec 22 participants, notre groupe a arpenté les chemins du Val Saint Père, qui ont le grand intérêt d'être bordés de haies du bocage. Si avant le remembrement, les parcelles étaient probablement trois fois plus petites, le maillage bocager était trois fois plus important. Ce qui reste en bordure des parcelles a le mérite d'être composé d'arbres et d'arbustes d'âges différents, dont des chênes anciens, taillés en têtards. Ces "ragoles" présentent de nombreux trous, résultats du pourrissement de noeuds ou du creusement des pics. Ces loges sont très utilisées par des insectes et des oiseaux, dont les nombreuses mésanges rencontrées aujourd'hui.
Pinson des arbres

  En longeant les grandes prairies humides, nous voyons les premières hirondelles de cheminées. Une linotte mélodieuse passe. Cet oiseau est en diminution notable en Normandie. Chez nous, elle recherche fréquemment des graines de plantes sauvages dans les herbus. Nous voyons aussi des corneilles et des choucas circulant entre les lieux de nidification et les lieux de "gagnage" (de recherche de nourriture). Deux pics verts crient, l'un vole à découvert. L'étourneau qui niche dans des creux d'arbres vient se nourrir dans les prairies.
Mésange charbonnière

  Les chemins et bords de route avec des haies nous ont montré la plus grande variété, grâce à l'abondance de micro-milieux propices à la nidification : trous dans les arbres, ronciers, grands arbres. Les mésanges bleues sont les plus démonstratives ce matin, avec des cris et des chants ; mésanges charbonnières, mésange à longue queue (une fois) ; pinson des arbres ; pouillot véloce. Au loin, une grive musicienne chante, une buse plane. La rencontre avec deux bouvreuils pivoines nous fait bien plaisir car cet oiseau devient de plus en plus rare.
Geai des chênes

  Près des fermes, nous rencontrons des tourterelles turques, des pigeons ramiers et un rougequeue noir, qui trouve sur le toit d'une grange un substitut minéral aux rochers montagnards d'où viennent ses ancêtres.
Moineau femelle

  Lorsque le bocage devient plus dense (parcelles plus petites, croisement des plusieurs chemins ...) et lorsque les grands arbres dominent, quelques nouvelles espèces apparaissent : le geai nous surveille sans s'approcher ; un pic épeichette reste caché ; le grimpereau des jardin est repéré deux fois ; le rouge-gorge se laisse peu voir pendant la période d'élevage des jeunes.
Recherche de pucerons ...

  Au départ et au retour, près des habitations et de l'église, le moineau domestique transporte des herbes sèches pour construire son nid. La bergeronnette grise passe : un couple de pies bavardes commence son nid dans un frêne. Le merle noir chante un peu, il fallait se lever très tôt pour l'entendre !

  Au total, 31 espèces d'oiseaux sont vues, montrant l'intérêt des milieux agricoles qui intègrent les haies de qualité. Les chemins communaux du Val Saint Père permettent de préserver un certain nombre de haies, il est important d'encourager un traitement doux de ces arbres et arbustes, dans l'intérêt de la biodiversité.

Th. Grandguillot
photos Claude Ruault et Th. Grandguillot

Un arbre mort est conservé, des insectes mangent le bois, des pics mangent les insectes ...

Pour éviter de tuer l'arbre par une coupe trop brutale, on laisse une branche : le "tire-sève".

En bord de route, quelques vieux platanes traités en têtard. Celui-ci est bien abîmé, mais on voit qu'une branche à-demi coupée a fait repartir des petites branches ...

Cette mésange bleue examine une galle ronde de chêne à la recherche du moindre insecte.

Près de l'église, un couple de pies travaille à la construction du nid.

Certains éclairages modifient la couleur noire des ailes de la pie.





dimanche 23 mars 2014

Pontorson

Au départ de Pontorson (J-M Blanchet)

 

Dimanche 23 mars, Pontorson et les marais du Couësnon

Les canards pilets

Canards pilets en vol
  Comme chaque année, le Groupe Ornithologique Normand s'associe avec Vélocité d'Avranches pour une sortie commune. Nous avons prévu cette fois de faire le tour des marais du Couësnon en passant par Antrain. Notre petit groupe, formé de 20 cyclistes, emporte deux lunettes d'observation.

  Les marais de Sougéal sont un complément très utile au complexe écologique de la baie du Mont Saint Michel, car de nombreux oiseaux passent selon leurs besoin de la partie marine à la partie eau douce de cet ensemble. De plus, la gestion des eaux permet de conserver en fin d'hiver et pendant une partie du printemps une partie inondée sur une faible profondeur. C'est très profitable aux canards migrateurs qui trouvent ici de la nourriture (des plantes aquatiques, de l'herbe) et la sécurité, car l'horizon dégagé permet de repérer les éventuels dangers.
Canards siffleurs et grande aigrette

  La météo, dès le départ de Pontorson, nous impose des averses, du vent et des moments plus calmes : les giboulées de mars ... A vélo, c'est très gênant. Dès notre premier arrêt, nous nous réfugions dans le nouvel observatoire et nous profitons d'un moment de soleil pour observer des cygnes tuberculés, des grandes aigrettes qui sont beaucoup plus rares que les aigrettes garzettes observées l'an dernier, des tadornes qui fréquentent principalement la baie et 4 espèces de canards.

Un cygne tuberculé
  Le canard colvert, le plus courant habituellement, est largement surpassé en nombre par les canards migrateurs qui font une pause dans les marais de Sougéal. Le canard pilet est aujourd'hui le plus courant. On reconnaît le mâle à son long cou portant une fine bande blanche et à sa longue queue effilée. Sa femelle est brune, avec un cou et une queue légèrement plus courts. Le canard souchet a beaucoup de blanc au flanc, contrastant avec la tête et le cou verts, presque noirs. Son bec très large, en forme de spatule, lui permet de filtrer dans l'eau les petites plantes et animalcules aquatiques. Le canard siffleur présente une tête arrondie, brune, avec une raie dorée au sommet.

Foulque, cormoran (cliquer pour agrandir)
  Deux hirondelles rustiques passent plusieurs fois devant nous. Au tout début du printemps, elles fréquentent les zones humides car c'est là qu'elles trouvent les premiers insectes volants qui sont leur nourriture exclusive.
Deux hérons cendrés

  Nous reprenons les vélos sous une nouvelle petite pluie. A l'arrêt suivant, nous avons encore de bonnes conditions pour revoir ces espèces et quelques nouvelles.

  Des grands cormorans nagent, pêchent et se sèchent sur des poteaux. Les adultes sont entièrement noirs, un jeune au ventre blanc est visible. Quelques foulques macroules au bec et front blancs nagent devant eux. Des hérons cendrés arpentent les eaux peu profondes, nous pouvons même en comparer avec deux aigrettes garzettes, plus  petites, au long bec fin et noir. Parmi les canards, la sarcelle d'été dont le mâle arbore un large sourcil blanc voisine une sarcelle d'hiver à la tête foncée. Les sarcelles sont des canards de petite taille.

Cygne au nid
  Pendant qu'une alouette des champs chante, deux grèbes castagneux et un grèbe huppé nagent et pêchent dans les eaux libres.

  Dans une petite parcelle entourée de clôture (un "exclos" pour préserver une zone de la dent des vaches en été) un couple de cygnes tuberculés a construit un nid, l'un des adultes semble couver.
Avant de repartir, deux oies cendrées passent en vol au-dessus du château du Guépéroux, près d'Aucey, de l'autre côté du Couësnon. Voir ce grand oiseau dans la nature procure toujours beaucoup de plaisir !
Oies cendrées devant le château du Guépéroux

  Nous repartons finalement vers Pontorson sans terminer la boucle prévue, car le temps médiocre et les arrêts prolongés ne nous permettent pas de rouler rapidement.

Thierry Grandguillot






Pour suivre l'actualité de Vélocité :

Voici quelques photos en complément, que Claude Ruault a prises au cours de cette matinée :
Deux tadornes de Belon, qui utilisent principalement la baie ; les marais intérieurs servent de complément.

L'amerrissage de canards pilets. Remarquer que certains n'ont pas le ventre vraiment blanc : ils portent encore des traces de latérite. C'est la terre rouge d'Afrique : ces canards arrivent tout droit du Sénégal. (Cliquez pour agrandir)

Si le cygne tuberculé semble incarner la douceur, son caractère peut être agressif : ici, deux cygnes se poursuivent. Avec une envergure qui dépasse largement les 2m, ces envols sont spectaculaires !

Dans la partie sud du marais, un cygne est en position de couveur sur son énorme nid. Des cormorans se reposent et se sèchent sur les poteaux.

Des foulques macroules au premier plan, 3 grands cormorans sur les poteaux. Le cormoran huppé, présent à Cancale, est strictement maritime, il ne vient pas dans les marais en eau douce.