dimanche 16 décembre 2012

16 décembre 2012, Brécey

Résumé des observations réalisées au cours de la sortie du 16 décembre 2012
à Brécey (Étang de Pont-Roulland et chemins environnants)
Météo très favorable, 15 participants…

Habitat
Espèce
Remarques
Étang
Canard colvert

 Majorité de mâles, quelques comportements de parade nuptiale
Présents aussi sur flaque dans la prairie où ils se nourrissent
Grand cormoran
2 arrivent en vol en fin de visite
Foulque macroule
Présentes, non comptées, nage caractéristique (« coups de tête »)
Arbres des rives
Grive draine
Présente dans les peupliers porteurs de gui (elle consomme les baies)
Tarin des aulnes

(10+) Vus suspendus aux branches des aulnes (graines recherchées)
Chardonneret
Même objectif, moins acrobatique ! ; vu 2 au sol
Mésange bleue
Même objectif, la recherche des graines, mais aussi la chasse aux insectes sur les branches, les bourgeons…
Pinson des arbres
Vu un peu partout au cours de la sortie, en groupes (hivernants)
Merle
Chasse au sol, spécialiste des humus et des feuilles mortes
En vol
Buse variable
Au moins 2 ensemble
Pigeon ramier
Groupes d’hivernants en vol haut d’évitement des tirs (20+, 120+, …) et locaux bas.
Chemin creux
Troglodyte mignon
« Spécialiste » des talus à lierre
Verdier
Présence à mettre en relation avec les jardins et habitations proches
Tourterelle turque
Même remarque, plus l’attractivité des silos à grain du dépôt
Rougegorge
Noté à plusieurs reprises, chasse au sol rapide
Accenteur mouchet
Haies basses, buissons, talus à ronciers ; le seul chanteur de la matinée ! (avec une tourterelle turque cependant)
Geai des chênes
Plusieurs observations, bruyant !
Maisons et jardins
Moineau domestique
 Cris ; peu vu
Pipit farlouse
Sur une pelouse, peu à sa place…
Plaine hippique,
Rive Sée
Grive mauvis
(25) Non observées (Pb lumière) ; cris aigus caractéristiques
Faucon crécerelle
Un mâle bien éclairé et coloré perché à l’affût




D’autres espèces vues ou entendues, plus ou moins brièvement et pas forcément signalées : les choucas sur la prairie et aux abords des bâtiments, 2 pies dans les peupliers, des corbeaux freux entendus vers l’est, la bergeronnette des ruisseaux crie en vol, la bergeronnette grise sur labour (et proche du tas de fumier), les corneilles noires, le pic épeiche perché bien évidence, la grive musicienne (une seule audition…) En vol, les goélands argentés et les mouettes rieuses remontent vers l’amont, venant du dortoir en baie du Mont où ces oiseaux ont passé la nuit. Cet après-midi, les oiseaux feront le chemin inverse pour reconstituer le dortoir.
Geai des chênes
L’information la plus riche pour le fichier d’observation du GONm sera l’audition d’au moins 2 fauvettes à tête noire (peut-être une 3e) dont les cris d’alerte trahissent leur présence, rare observation d’une espèce de fauvette normalement en hivernage dans la région méditerranéenne, et qui maintenant résiste à nos hivers. Avec le pouillot véloce, autre hivernant devenu de moins en moins rare, ce sont des témoins vivants du changement climatique en cours.
De même, le groupe local d’au moins 10 tarins des aulnes sera transmis, ce passereau méritant toute l’attention des observateurs.
À noter que la grive draine est classée « espèce vulnérable » dans la liste rouge des oiseaux de Basse-Normandie en hiver. Voir la liste à :
Pic épeiche
L’espèce la plus nombreuse est le pinson des arbres (et au moins un pinson du nord, croupion blanc, malheureusement sans le cri caractéristique) : ce sont de hivernants venus du nord et de l’est de l’Europe. Ces granivores grégaires exploitent aussi bien le pied des haies (graines diverses de plantes sauvages) que les chaumes et labours, mais jamais très loin de la haie où ils se réfugient en cas d’alerte.

Prochaine sortie : dimanche 20 janvier 2013 ; RV 9h30 au parking du jardin des plantes d’Avranches.
Pour consulter le site du GONm :
http://www.gonm.org/  

Compte-rendu proposé par Jean Collette,
photos Thierry Grandguillot





samedi 15 décembre 2012

15 décembre 2012, Avranches

Les mouvements des oiseaux en fin d'après-midi.

  En hiver, nombreux sont les oiseaux qui se regroupent en dortoirs plus ou moins importants. Le but de la sortie de ce jour était d'observer les déplacements de différentes espèces, en fin d'après-midi, vers leurs dortoirs nocturnes. Nous avions choisi pour cela un site dominant le fond de la vallée de la Sée, route de Saint-Brice. Pour cette dernière animation célébrant le quarantième anniversaire du Groupe Ornithologique Normand, nous étions 15 participants.
Notre poste d'observation

  L'espèce dominante de l'après-midi a été le goéland argenté. Avec beaucoup de régularité, cette espèce est passée d'est en ouest devant nous, quittant ses lieux de nourrissage diurnes (prairies, centres d'enfouissement des ordures ménagères de Cuves et de Juvigny) pour rejoindre le grand dortoir de laridés situé en baie, aux environs de Tombelaine.
Un seul goéland marin a été vu en leur compagnie.
Les mouettes rieuses, peu nombreuses au début, sont devenues plus abondantes après 16 heures. Le maximum du passage des laridés s'est produit à partir de 16h30, montrant que la vallée peut devenir une autoroute aérienne.

  Les choucas des tours nous ont posés plus de problèmes car nous les avons vu quitter le quartier de Saint Etienne ou la ville d'Avranches, prendre la direction de l'est. Normal, un dortoir de choucas existe depuis longtemps près de Tirepied. Mais de nombreux oiseaux faisaient le chemin inverse, montrant une réticence à quitter leur domaine quotidien. Vers 16h45, les départs vers le dortoir sont devenus plus francs. A noter que les choucas d'Avranches se répartissent entre 3 dortoirs au moins : Tirepied, le Val Saint Père et Marcey.
Les corneilles (flèches bleu foncé sur la carte), peu nombreuses, sont parties vers l'est. Elles ne se décident que tard à rejoindre leurs dortoirs.

  Les bergeronnettes grises (ou Yarrell) semblaient rejoindre l'hôpital ou les toits du supermarché Leclerc. Une vérification de ces dortoirs serait intéressante. (flèches violettes)
  Les étourneaux sansonnets (flèches bleu clair) sont peu nombreux ; ils volent bas, ce qui ne permet de voir que ceux qui passent assez près de nous. Leurs dortoirs, parfois très importants, sont à rechercher en ville, dans les arbres persistants ou dans les bambous.
le courlis cendré

  Les courlis cendrés (flèche marron) sont passés en 4 troupes serrées : 70 ; 43 ; 40 et 5. Dans la journée, ils se nourrissent dans les prairies humides de la vallée. Le soir, ils rejoignent les vasières de la baie.
  Les pinsons des arbres (flèches oranges) se regroupent en une petite troupe sur un peuplier, puis passent au-dessus de nous. Tout au long de nos observations, nous avons vu passer plus d'une centaine de pinsons, souvent par 2 à 5.
  Vers 17h, 3 tourterelles turques filent droit vers un laurier palme et se cachent dans son feuillage épais. L'endroit idéal pour dormir !

grive draine et boule de gui
  Quelques autres oiseaux sont vus ou entendus, ils ne montrent pas de mouvement vers des dortoirs mais méritent d'être cités :
La grive draine reste à proximité des peupliers envahis de touffes de gui. En effet, elle se nourrit de leurs baies visqueuses. Si elle peut digérer la pulpe, les graines traversent intactes le tube digestif et sont semées au hasard des envies de la grive.
le pic épeiche dans un jeune peuplier
Le pic épeiche nous surprend : 3 viennent devant nous et se chamaillent, évidemment, car ce n'est pas une espèce grégaire !
Enfin, nous apercevons et entendons la mésange charbonnière, la mésange à longue queue, le rougegorge, l'accenteur qui a même chanté, la pie et le merle.

Quelques comptages antérieurs
depuis le même poste d’observation
En italiques, des espèces dont les vols sont (probablement) dirigés vers des dortoirs.
Le 17 décembre 1993 : en 1h10, 10 790 Laridés rentrent en baie ainsi que 32 courlis cendrés.
Notés aussi le pipit farlouse, la bergeronnette grise, le pinson des arbres, la grive musicienne, le merle, le verdier…
Le 19 décembre 1998 : en 2h05, 5 624 Laridés sont comptés, ainsi que 24 courlis cendrés.
Sont notés le moineau domestique, la bergeronnette grise, l’étourneau, la pie, la buse, le choucas, la corneille, le troglodyte, le pinson, le rouge-gorge, le merle, la mésange à longue queue, le pigeon ramier, l’accenteur, le grand cormoran, la mésange bleue, la mésange charbonnière, la linotte, la grive mauvis, le pipit farlouse, le pipit spioncelle.
Le 17 décembre 2011, en 2h05, 6 296 Laridés sont comptés (dont 2 goélands marins), ainsi que 65 courlis et 47 vanneaux.
Sont aussi notés le choucas, le merle, le troglodyte, le roitelet à triple bandeau, le pigeon ramier, la tourterelle turque, la grive draine, le rouge-gorge, le chardonneret, la pie, la corneille, le bouvreuil, la mésange à longue queue, l’étourneau, le pinson, l’accenteur, la mésange charbonnière, la mésange bleue, le pouillot véloce, la bergeronnette grise, le bruant zizi, la grive musicienne, le faucon crécerelle.



Compte-rendu et photos proposés par Thierry Grandguillot

dimanche 25 novembre 2012

17 novembre 2012, Pontorson

Quelques observations du dimanche 17 novembre 2012 à Pontorson

     Durant cette journée, des membres du Groupe Ornithologique Normand ont tenu un stand au salon bio de Pontorson, en se relayant.
Luc et Marie-Madeleine présentent des ouvrages du GONm
 La sortie oiseaux était programmée au départ du salon bio vers 14h.

     De 14h30 à 16h30, il n’y a pas une activité débordante du côté des oiseaux, mais 30 espèces ont cependant été notées.
La bergeronnette grise à dos noir est une visiteuse d'hiver venue de Grande-Bretagne: c'est la bergeronnette de Yarrell. Photo Pierre Fosse.
     Encore en ville, sur les toits des bâtiments, le rouge-queue noir est longuement vu : un mâle, au plumage contrasté avec un croupion roux bien repérable (si on voit l’oiseau de dos…) La bergeronnette grise vient se poser sur le même toit, bien reconnaissable à sa longue queue. D’autres seront vues en vol (ondulant) et un individu posé dans une parcelle de maïs battu a le dos bien noir de la sous espèce Yarrell qui est originaire de Grande-Bretagne et d’Irlande. En vol, le grand cormoran rejoint la baie, un peu plus tard mouettes rieuses et goélands argentés suivent le même chemin. Les pigeons ramiers volent aussi en petits groupes, assez haut pour éviter les tirs qui vont se faire plus fréquents en fin d’après midi.


La technique de chasse du rouge-gorge : perché à l'affût sur les chaumes de maïs ! Photo Pierre Fosse.
     Dès les premiers champs faisant suite aux pavillons, la pie est vue posée sur une prairie. Le rouge-gorge chante, le bruant jaune (5) n’est pas loin de la parcelle de chaume de blé où il peut chercher des graines au sol. Malheureusement trop traitée, cette parcelle porte probablement peu de plantes sauvages à graines.
Dans les haies des parcelles bocagères, le merle, le pinson des arbres, le verdier, la mésange charbonnière, le geai, l’accenteur sont vus ou entendus. Au total, peu de chants, question de saison : rouge-gorge, tourterelle turque, accenteur, verdier.
Le pinson des arbres, l'espèce la plus notée au cours de la promenade : de nombreux migrateurs sont arrivés. Photo Pierre Fosse.
     En avançant sur le chemin au milieu des prairies humides, les fossés occupés par les roseaux (phragmite et baldingère) servent aux déplacements du troglodyte. Le pouillot véloce est repéré à son cri : cet hivernant devenu assez fréquent dans le secteur de la baie est normalement migrateur et absent à cette date. C’est un bon marqueur du changement climatique en cours. Le bruant des roseaux est aussi à sa place dans cet habitat humide. Le râle d’eau crie en réponse à un coup de fusil. En vol, le pipit farlouse et le pipit spioncelle sont aussi dans leur élément. Deux corneilles chassent au sol sur un pâturage. Des nids de cette espèce sont vus dans les arbres dénudés.
     Sur le chemin du retour, le pic épeiche crie au loin, l’étourneau est posé bien en évidence, la mésange à longue queue et le roitelet à triple bandeau chassent dans un jardin, le choucas est posé sur la route.
Un groupe d’oiseaux particulier aura été notable durant la sortie : les fringilles (pinson des arbres, linotte mélodieuse, verdier) forment des vols typiques de l’hivernage. Par exemple, au passage du train, un vol de 50 à 100 oiseaux quitte la haie de bordure.
CR proposé par J Collette
Article paru dans la Manche Libre du 24 novembre 2012


Pour en savoir plus sur les activités du Groupe ornithologique normand : http://www.gonm.org/
Prochaines sorties proposées :
Samedi 15 décembre, à Avranches, route de St Brice 15h (300 m après le carrefour du pont sur la Sée)
Dimanche 16 décembre à Brécey à 9h30, sur le parking de l’étang de Pont Roulland (près de la piscine)


lundi 29 octobre 2012

14 octobre 2012, Beauvoir

Sortie du dimanche 14 octobre 2012

à la ferme du Manoir à Beauvoir


La météo avait annoncé une matinée pluvieuse et venteuse, mais nous n'avons eu ni pluie, ni vent !
Notre visite de la ferme nous a permis de voir différents milieux :
  • Près des bâtiments : le moineau domestique est très facile à voir, il fréquente aussi l'intérieur des étables. Notons qu'il y a quelques années, on pouvait voir aussi le moineau friquet, qui devient très rare dans notre région. Les pinsons des arbres sont bruyants, ils crient et font même parfois entendre quelques morceaux de chants. Les derniers avant le milieu de l'hiver. Des étourneaux sansonnets s'arrêtent dans les peupliers. Des corneilles noires, des pigeons bisets (domestiques), des pigeons ramiers et 3 grives draines passent hauts dans le ciel. Le rougegorge chante, on l'entendra toute la matinée. Quelques oiseaux sont entendu, mais pas vus : troglodyte, pouillot véloce, chardonneret, roitelet à triple bandeau, mésange bleue et charbonnière. Au pignon, on aperçoit le nichoir qu'occupe une chouette effraie, elle élève actuellement (14 octobre, tout de même !) des jeunes. Un pic vert passe et rit bien fort. Une bécassine des marais, probablement dérangée par la chasse, nous survole. La bergeronnette grise fréquente les toits.
Bergeronnette grise
La bergeronnette  grise a niché une année sous la remorque du tracteur. La nidification la plus surprenante est celle d'une mésange bleue qui s'est installée dans le support de la désileuse, ce qui lui valait un voyage chaque jour au silo. Malgré cela, la mésange a construit son nid, pondu, couvé et élevé ses petits !
  • En descendant vers les champs, on rencontre les haies (les bourriers sont les buissons) où se cachent les merles noirs, friands des nombreuses baies, le grimpereau des jardins, le geai des chênes, la poule d'eau (un cri), la buse, la pie et deux perdrix grises qui s'enfuient bruyamment.
La buse aux ailes très horizontales lorsqu'elle plane.
Très haut dans le peuplier, le nid de la pie apparaît à la chute des feuilles.
  • Les champs les plus bas ont été gagnés sur la mer, ce sont des polders. Ce milieu plus ouvert nous permet de voir le pipit farlouse, l'alouette des champs, 50 vanneaux huppés qui cherchent à se poser mais repartent (les coups de fusils s'entendent partout), quelques canards colverts, des mouettes rieuses ainsi que des corbeaux freux dont une corbeautière est proche, quelques choucas et un faucon crécerelle au loin. La station de lagunage d'Ardevon n'est pas accessible, mais de la hauteur nous voyons un bon nombre de foulques macroules.
Les points blancs sont des mouettes rieuses !

En bref, une sortie qui nous a permis de voir de nombreux oiseaux dans des milieux différents, mais le hasard nous a empêché de nous attarder sur quelques oiseaux faciles à montrer, comme cela arrive souvent. Ce sera pour la prochaine fois !

Prochaines sorties le 18 novembre à Pontorson, au salon bio, rdv à 14h30 ;
le 15 décembre, les oiseaux au dortoir, rdv à 15 h à Avranches, route de Saint Brice à 300 m de la rue de la Liberté ;
le 16 décembre à 9h30, pour l'étang, la Sée et les chemins du bocage de Brécey (covoiturage à 9h au Jardin des Plantes à Avranches).