Un coup d’œil à la nature aux étangs du prieuré à Saint-Hilaire
Nous étions 9 motivés autour des étangs du Prieuré le 30 juillet. Cette période fin juillet n’est guère favorable à l’observation de la plupart des espèces « de l’intérieur » : pas ou peu de chants (hormis les classiques verdier et tourterelle turque) et vie cachée pour cause de mue. Cependant, pas moins de 31 espèces d’oiseaux ont été repérées sur les plans d’eau, les rives de l’Airon et les espaces boisés du site. Certaines sont à cette date encore en charge de familles à nourrir tels les merles des pelouses ou les chardonnerets picorant les graines des pissenlits.
Les jeunes chardonnerets attendent leur ration des graines de pissenlit. |
Les cris aigus et poussifs de pouillot véloce immatures sont assez nombreux. D’autres sont déjà en partance et vont nous quitter jusqu’à l’année prochaine comme les martinets et les hirondelles de rivage encore en vol de chasse localement. Au contraire, la première mouette rieuse revient des marais où elle a niché et va nous rester fidèle jusqu’en mars prochain, de même que les grands cormorans retrouvent leur terrain de pêche habituel.
Mais ce sont les plantes en fleur qui ont le plus retenu l’attention du groupe, celles des berges du cours d’eau et du canal : de nombreuses plantes sauvages typiques des rives humides sont remarquables en cette saison : lysimaque, angélique, menthe, myosotis, eupatoire etc. De nombreux insectes butinent ces trésors conservés en place en été. La gestion différenciée comme on nomme cette sectorisation de l’entretien - on ne tond pas partout suivant le même calendrier – trouve ici un bel exemple d’application par les services des espaces verts de la ville : ces rives ont conservé leur végétation naturelle du printemps sans être fauchées d’où leur richesse estivale. C’était aussi un des objectifs de cette sortie : souligner l’intérêt des naturalistes « locaux » pour la démarche et faire passer un message d’encouragement à travers les articles de presse qui ont suivi la visite.
D’autres observations ont ponctué la sortie ornithologique : les chenilles voyantes jaunes et noires (toxiques pour les oiseaux) de l’écaille du séneçon, la volucelle zonée (qui se prend pour un frelon !), les bourdons chargés du pollen récolté sur les fleurs d’angélique mais aussi des espèces qu’on souhaiterait ne pas avoir rencontré : frelon asiatique et coccinelle asiatique...
Le frelon asiatique. |
Jean Collette
photos Pascal Dadu et Jean Collette
La volucelle zonée mime le frelon. |
Liste des espèces fournie par Sébastien Crase (auxquelles s’ajoutent quelques espèces notées lors du décompte matinal préalable):
- le verdier
- la mésange à longue queue
- le choucas des tours
- le pouillot véloce
- la mouette rieuse
- le cygne tuberculé
- les canards colverts (35)
- le pigeon ramier
- le pinson des arbres
- le chardonneret
- le pic vert
- la bergeronnette des ruisseaux
- le moineau domestique
- la fauvette à tête noire
- le merle noir
- le grimpereau des jardins
- l'hirondelle de fenêtre
- le martinet noir
- le gobe mouche gris
- le troglodyte mignon
- la mésange charbonnière
- le héron cendré
- le pipit farlouse
- la corneille noire
- la mésange bleue
- 2 grands cormorans
- l'hirondelle de rivage
- la tourterelle turque
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