samedi 20 septembre 2014

Tirepied le samedi 20 septembre 2014

Journée européenne du patrimoine culturel et naturel :
Tirepied : le verger haute tige et les oiseaux


    Samedi 20 septembre après-midi, Monsieur et Madame Legent nous ont accueilli (nous étions 18) chez eux à La Busnolière. La visite de leur verger a permis d’illustrer la vie sauvage autour du pommier et d’évoquer l’aspect patrimonial de la production de pommes. Il est important de préciser que le calvados produit est ici sous AOC (Appellation d’Origine Contrôlée, dite AOP dans le cadre européen : origine protégée), ce qui implique des obligations de production strictes inscrites dans un cahier des charges. Les modifications demandées par une partie de la filière professionnelle tendraient à faire disparaître ce verger haute tige des obligations, les pommes ne venant alors que de pommiers basse tige, ce qui change tout de notre point de vue « d’observateurs d’oiseaux »...

    Le tronc des vieux arbres fruitiers se creuse et laisse apparaître du bois mort perforé de galeries occupées par des larves d’insectes. Le pic épeiche et d’autres viennent creuser ce bois mort pour y chasser les proies. Certaines cavités plus importantes servent de loge (=de nid) au pic qui peut s’y reproduire ou passer la nuit. Les mésanges en particulier ont besoin de ces trous pour y nicher à leur tour. Nous entendons les cris des mésanges bleues et même un chant de mésange charbonnière ! Les mésanges sont des auxiliaires irremplaçables du pommier qu’ils débarrassent de nombreuses chenilles.
Une loge de pic creusée dans un tronc fragilisé par des champignons.

    Les haies qui entourent le verger sont capitales pour la bonne santé des pommiers : les oiseaux des buissons viennent chasser dans le  verger et même y nicher ! Un nid de merle posé sur une branche de pommier le prouve. Les rouges-gorges alertent et chantent durant toute notre visite (dont un individu à cri dur inhabituel qui occupe une partie du verger lui-même...) Les aubépines portent des fruits murs consommés par merles, grives et fauvettes. Des fruits tombés au sol portent des traces de bec en V.
Nid d'un merle noir.

    L’oiseau le plus typique du verger, la grive draine (la « grive des pommiers »), sera vu discrètement à plusieurs reprises : 4 ensemble, probablement une famille. De même que dans le ciel, 4 buses tournent : les cris des immatures ne trompent pas, les jeunes tournent avec les adultes.

Nous remercions M. et Mme Legent pour leur bon accueil et la dégustation au frais.

Monsieur Legent dans son verger (Oct 2008)
Détail important, plus de 20% des pommiers ont moins de 20 ans, 
ce qui représente le bon taux de renouvellement des arbres pour la survie du verger à long terme.

Quelques informations complémentaires sur l'intérêt pour les oiseaux des vergers en haute tige :

Défense et illustration du verger haute tige traditionnel normand :
Le rôle conservatoire de biodiversité appliqué aux oiseaux


Des résultats publiés à partir des études du Groupe Ornithologique Normand, il ressort que :

-  le verger haute tige, surtout quand il est associé à un maillage de haies bocagères, accueille un plus grand nombre d’espèces que le verger basse tige ;
ex : En 1995, pour 11 relevés de 30 min, en moyenne par relevé 17 espèces en HT contre 3,2 en BT ;
        En 2002-2003, pour 100 h de relevés, on note au total 58 espèces en HT contre 25 en BT

-  le verger haute tige, surtout quand il est associé à un maillage de haies bocagères, accueille un plus grand nombre d’individus que le verger basse tige ;
ex :  En Bocage normand aussi bien qu’en Pays d’Auge, le verger HT compte 6 fois plus d’individus en  moyenne que le verger BT lors d’un relevé (moyenne calculée sur 12 mois)

-  les oiseaux cavernicoles liés à l’existence de cavités pour se reproduire n’occupent que le verger haute tige dont les troncs produisent rapidement des cavités à partir de 20 ans sous l’effet de la taille en particulier ;
ex : la sittelle torchepot, le grimpereau des jardins, le pic épeichette, la mésange nonnette en particulier sont bien présents en HT, totalement absents en BT.

-  certaines espèces localisées, rares ou disparues étaient - ou sont encore pour certaines - rencontrées dans cet habitat : pie-grièche à tête rousse, torcol fourmilier, moineau friquet, pigeon colombin, huppe fasciée, gros-bec casse-noyaux, chouette chevêche... La présence avérée de la mésange huppée nicheuse en verger HT semble originale.

Pour toutes ces raisons, le GONm souhaite que la filière de commercialisation des produits issus des fruits produits par les vergers haute tige conserve une place significative à ce type de conduite du verger dans la rédaction du cahier des charges des AOC « Calvados » et « Calvados Pays d’Auge », ce qui n’est pas le cas dans les projets actuels.
La visite du verger de M. et Mme Legent à Tirepied dans le cadre des journées européennes du patrimoine culturel et naturel a permis de rappeler que cet habitat est le résultat du travail de l’homme, résultat d’une longue pratique. C’est aussi un milieu original, entre forêt et  prairie : le pré-verger est la configuration parfaite de l’agroforesterie, nouvelle voie agronomique  d’avenir conciliant les impératifs de l’agriculture durable : production au moindre coût et conservation de la biodiversité associée.

GONm/J.Collette/2014-09-20
photos Sébastien Crase, Jean Collette et Andrée Lasquellec





Traces de galeries d'insectes mangeurs de bois mort ("Saproxylophages") sur un tronc de pommier. Ce sont les larves cachées dans les galeries qu'elles creusent en se nourrissant qui sont chassées par les pics et autres oiseaux insectivores.

dimanche 14 septembre 2014

Dimanche 14 septembre 2014, les herbus


Héron cendré

Les herbus du Val Saint Père

Traquet motteux

Nous nous sommes donnés rendez-vous à la gare d'Avranches avant de rejoindre "la Roche". Nous sommes aujourd'hui 15 personnes à participer.
Près du "continent", les arbres nous permettent d'entendre le rougegorge, la corneille noire et le bruant zizi. Le pigeon ramier rejoint les arbres. Un chevalier gambette appelle : Tiû-tiû ... mais ne se montre pas. Quelques cris de chevalier culblanc s'entendent aussi.

A l'endroit où la Sée s'élargit dans un grand virage, des chevaliers guignettes passent de la grève à l'herbu. On entend souvent leur cri : Hi-ti-ti-ti. Des vanneaux huppés se posent en compagnie des mouettes. Un grand gravelot se tient seul, nous en verrons deux ensemble en fin de parcours. Les traquets motteux, à ce moment en migration, s'approchent de notre groupe, curieux, puis repartent.
Vanneau huppé, mouette rieuse

Sur l'herbu, tout au long de notre matinée, nous rencontrons de nombreux vanneaux huppés. Une troupe de 7 pluviers dorés, au sol puis en vol, nous retient un moment. Les étourneaux, en grandes bandes, les corbeaux freux, les choucas recherchent comme d'habitude leur nourriture au milieu des moutons. Deux courlis passent, mais sans crier, ce qui nous fait hésiter : le courlis cendré est de très loin le plus fréquent, mais il est possible de rencontrer à cette saison le courlis corlieu, de passage entre les lieux de nidification (Islande, Scandinavie, Russie) et ses zones d'hivernage (les côtes africaines).

Quelques alouettes des champs s'envolent, crient parfois mais ne chantent pas. Des papillons très orangés, sans doute du genre Colias, nous accompagnent sur une partie de notre circuit que la récente forte marée a recouvert. A plusieurs reprises, nous observons des faucons crécerelles, dont l'un sautille dans l'herbe, il cherche visiblement à attraper une proie. Des insectes ? Le manège dure assez longtemps. Les hérons cendrés sont ici chez eux, aussi bien sur l'herbu (4 ensemble) qu'au bord de l'eau. Quelques aigrettes garzettes sont repérées, de loin.

Au bord de la Sée, nous retrouvons quelques troupes de laridés qui comprennent principalement des mouettes rieuses, quelques goélands cendrés et un goéland brun. Des goélands argentés passent en vol. Un grand cormoran remonte le fleuve.
Héron cendré en vol

Notre recherche du balbuzard pêcheur s'avère infructueuse, mais trois busard des roseaux louvoient sur l'herbu, sans s'approcher de nous.
Au retour, nous observons une bécassine dans une partie humide. Les bergeronnettes printanière et grise sont entendues, mais pas très bien vues. Le pipit farlouse crie un peu. Quelques hirondelles rustiques ont aussi été observées. Le passage d'automne est bien enclenché pour elles aussi.

Au total, 30 espèces oiseaux ont été contactées, c'est un beau score.



Thierry Grandguillot

Faucon crécerelle, vol du Saint Esprit
Prochaines sorties :

Samedi 20 septembre, dans le cadre des journées du patrimoine, à 14h30, parking école bourg, Tirepied. Le verger traditionnel normand n’est pas seulement un lieu de production original en AOC, c’est aussi un lieu de mémoire, de savoir, et aussi un paysage habité par des oiseaux originaux, parfois menacés. La visite du verger de M Legent permettra d’évoquer tous ces patrimoines réunis en un seul lieu. Gratuit. Contact : tél. 02 33 48 95 63.

Puis, le dimanche 19 octobre, à 9h place du jardin des plantes d'Avranches, nous irons à la ferme du Petit Changeons.








Pendant que les ornithologues observent les oiseaux, le traquet motteux observe les ornithologues !

La photo est un peu floue, mais nous avons bien vu des pluviers dorés !

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dimanche 29 juin 2014

dimanche 29 juin 2014

Sortie en bord de mer en partenariat avec le Rando Baie


14 personnes se sont retrouvées pour cette sortie juste avant les vacances d’été en partenariat avec le Rando Baie qui se déroule tous les 2 ans à Genêts..
Les conditions météorologiques n’ont pas été très favorables avec d’abord un fort vent de nord ouest et ensuite une grosse averse qui nous a contraints à nous mettre à l’abri et à abréger cette sortie.
En partant du village  Rando Baie, nous avons notés les espèces anthropophiles telles que le moineau domestique et le pinson des arbres.
Quelques chardonnerets élégants sont entendus et aperçus en vol, cette espèce fréquente les endroits où subsistent des herbes sauvages dont les graines lui servent de nourriture.
A cette époque de l’année, les oiseaux chantent peu, car la période de reproduction s’avance, le nourrissage des nichées demande beaucoup de temps et d’énergie reléguant la défense du territoire au second plan.
La grive musicienne, au chant puissant se fait entendre il est reconnaissable à ses motifs répétés 2 à 3 fois chacun. Non loin de là nous entendons également la tourterelle turque et le pigeon ramier.
Au bord du chemin d’accès à la mer, notre attention est attirée par un oiseau discret posé sur un piquet, il s’agit du gobemouche gris. Visiteur d’été, il arrive dans le courant du mois d’avril et nous quitte discrètement dans le courant du mois de septembre.
Cet oiseau qui mesure de13,5 à 15 cm de longueur, au plumage brun grisâtre sur le dos et à la poitrine blanc sale avec de légères stries­ est un consommateur d’insectes volants qu’il attrape en les gobant.
Après ces observations de passereaux à l’abri du vent nous nous rendons sur l’estran tout proche où la mer est haute.
Fin juin, la migration prénuptiale est maintenant terminée et la postnuptiale commence, ainsi nous pouvons déjà observer de nombreuses mouettes rieuses, quelques goélands cendrés et même 3 sternes caugeks.
Les sternes sont aussi  appelées hirondelles de mer à cause de leur queue fourchue et de leur vol rapide, elles animent nos rivages pendant la belle saison d’avril à octobre et vont passer l’hiver au large des côtes africaines. Elles se nourrissent de petits poissons qu’elles attrapent en plongeant à faible profondeur.
Trois autres espèces sont identifiées :
      - l’élégante aigrette garzette qui niche sur l’ilot de Tombelaine tout proche
      - le grand cormoran hôte commun des eaux douces et marines et consommateur de poisson.
      - le tadorne de Belon, joli canard marin mesurant 55 à 65 cm de long, dont quelques dizaines de couples nichent en Baie du Mont Saint Michel et ses abords. Il effectue à cette époque un déplacement massif vers la mer de Wadden qui se trouve aux confins de l’Allemagne et du Danemark pour y effectuer sa mue dans une zone riche en alimentation et à l’abri des prédateurs..
Au bec d’Andaine et au large de Genêts à marée haute les effectifs peuvent atteindre 6 ou 7 000 individus
Au bout d’une heure sur le terrain nous sommes pris par la pluie qui nous contraint à battre en retraite.
Nous n’avons pas eu le loisir d’aller observer la colonie d’hirondelles de rivage qui se trouve non loin de là au sommet d’une dune érodée ni le gravelot à collier interrompu dont quelques couples nichent sur le cordon dunaire..
Cette sortie nous aura quand même permis d’observer une vingtaine d’espèces et de découvrir une petite partie des richesses naturelles de la Baie du Mont Saint Michel.

La prochaine sortie aura lieu le 14 septembre sur les herbus du Val Saint Père au bord de la Sée à la recherche du balbuzard pêcheur.
RDV à 9 h devant la gare SNCF d’Avranches

dimanche 18 mai 2014

Le Bec d'Andaine

Dimanche 18 mai, le Bec d'Andaine
Des huîtriers passent devant le Mont


A la découverte des oiseaux du bord de mer


Pour notre sortie du mois de mai, nous avons choisi le site du Bec d’Andaine situé sur la commune de Genêts.
Nous sommes 22 au départ du parking, direction l’arrière dune constituée de prairies naturelles et bordée de quelques arbustes et buissons.
Première rencontre, la fauvette grisette, visiteuse d’été peu abondante dans le sud manche, son chant est discret constitué  de brèves et rapides strophes de sons rêches et grasseyants, avec un peu de patience quelques participants ont pu l’observer posée sur un buisson.
Tarier pâtre mâle

Peu après, non loin de là en nous rapprochant du littoral, un couple de traquet pâtre ou tarier pâtre nourrit des jeunes volants, le mâle avec sa tête noire et son ventre orangé est facilement reconnaissable, tandis que la femelle est beaucoup moins colorée.

Au même endroit au sommet d’un buisson un bruant proyer se met à chanter d’une strophe peu variée s’accélérant vers la fin, peu farouche  ce bruant au plumage brun gris strié dessus et blanc  chamois dessous est maintenant rare sur le pourtour de la Baie du Mt St Michel.

Ensuite, nous arrivons sur les herbus ces prairies naturelles occasionnellement recouvertes par la mer lors des grandes marées, constituées de plantes halophites (obione, pulcinelli, spartime, chiendent maritime, etc..). Ce milieu très ouvert accueille des espèces  nichant au sol telles que l’alouette des champs qui a, en grande partie désertée nos campagnes, la bergeronnette flavéole, visiteuse d’été d’une belle couleur jaune et le pipit farlouse.
Pipit farlouse dans l'obione

A 10h, à l’heure de la pleine mer, nous arrivons sur le rivage et là des centaines d’oiseaux sont présents. Le Bec d’Andaine constitue à marée haute, un reposoir très apprécié par les laridés, les limicoles de bord de mer et le tadorne de Belon.

Ces espèces vivent au rythme des marées, se nourrissant sur les vasières à marée basse et se reposant à marée haute.
Tout d’abord notre regard est attiré par un grand échassier blanc mesurant 90 cm avec un long bec, il s’agit de la spatule blanche, l’espèce est maintenant observée pratiquement toute l’année dans le secteur sans y nicher.
Bruant proyer

Plusieurs centaines de tadornes de Belon, stationnent au bord de l’eau, il s’agit d’oiseaux non nicheurs probablement déjà en route vers la mer de Wadden en Allemagne du Nord pour y effectuer leurs mues. Ce joli canard marin est abondant en Baie du Mt St Michel, quelques dizaines de couples y nichent dans les terriers de lapins ou à couvert sous les buissons. L’espèce apprécie les stations d’épuration par lagunage situées à proximité de la côte pour y élever ses jeunes.

De nombreux goélands marins et argentés se tiennent à l’extrémité du Bec d’Andaine, rejoints par une troupe de 4 à 500 huîtriers-pies arrivant du nord. Ce joli échassier strictement maritime, qui mesure 39 à 44 cm est  reconnaissable à son dos noir,  son ventre blanc et  son long bec rouge. Il ne se reproduit pas dans la partie normande de la baie du Mt ST Michel, par contre  environ 200 couples nichent sur l’archipel de Chausey, ce qui en fait le principal site de reproduction en France.

Quelques dizaines de petits échassiers, pour la plupart en plumage nuptial, sont observés parmi lesquels le grand gravelot, le bécasseau variable au ventre noir et le bécasseau sanderling. Ces oiseaux sont des migrateurs tardifs qui remontent  vers le nord de l’Europe pour nicher.
Grand gravelot

Un peu à l’écart de ce rassemblement, 2-3 gravelots à collier interrompu se trouvent sur leurs sites de reproduction. Un peu plus petit que son cousin le grand gravelot il est plus clair et surtout il est reconnaissable à ses pattes noires et à l’absence de collier intégral.

C’est un visiteur d’été qui arrive sur nos côtes dès le mois de février et nous quitte discrètement en septembre/octobre pour passer l’hiver dans le sud de l’Europe et en Afrique du nord.

Après avoir quitté  la zone du reposoir, désertée suite au dérangement par des promeneurs, nous allons observer une colonie d’hirondelles de rivage située un peu plus au nord dans une dune érodée dont la hauteur doit avoisiner les 7-8 mètres.
La colonie d'hirondelles de rivage

Cette espèce est beaucoup moins connue que ses 2 cousines les hirondelles rustique et de fenêtre, elle niche en colonies dans les berges de rivières, les sablières et les dunes.
Elle se reconnaît à sa petite taille (12-13 cm) son dos et son collier marron, son ventre blanc et se nourrit elle aussi d’insectes volants.
Voir ces quelques dizaines d’oiseaux s’agiter et gazouiller devant la colonie est agréable d’autant que l’espèce est très localisée en Normandie compte tenu du nombre restreint de site propice à l’accueillir.

De retour au parking nous entendons le discret serin cini qui chante  dans les vieux résineux.

Au cours de cette belle matinée ensoleillée nous avons identifié 38 espèces d’oiseaux dont beaucoup ont été observés dans de bonnes conditions.

La prochaine sortie aura lieu le dimanche 29 juin prochain au même endroit dans le cadre de la Randobaie (RDV à 9h au stand d’accueil près du parking).

texte Luc Loison, photos Thierry Grandguillot

Quelques autres photos :

Les premiers jeunes étourneaux se rassemblent, ils fréquentent les herbus.

Lapin, tadornes au loin : ce dernier utilise parfois les terriers du premier pour nicher !

Le mâle de la linotte mélodieuse, sur la dune, se reconnaît à sa poitrine rouge.

Une bergeronnette flavéole mâle dans l'obione. La flavéole est une des nombreuses sous-espèces de la bergeronnette printannière.

Un tadorne de Belon femelle (pas de caroncule rouge sur le bec, tache pâle à la base du bec).

Parmi les grands gravelots, un bécasseau variable en plumage nuptial se reconnaît à sa tache ventrale noire.

Celui qui se nettoie les plumes est un bécasseau sanderling. En plumage nuptial, il est beaucoup plus roux qu'en hiver.

Un peu solitaire, ce gravelot à collier interrompu ! Quelques-uns nichent près d'ici chaque année.

L'hirondelle de rivage est brune et porte un collier.